Fuites d'infos top secrètes
«Nous commettons une erreur»: J.D. Vance désavoue Trump, une première!

Par erreur, un journaliste a été ajouté à une messagerie privée entre hauts responsables de l'équipe Trump. Il y a découvert une discussion tendue sur des frappes au Yémen… et un mépris assumé envers l’Europe jugée trop passive.
Publié: 25.03.2025 à 14:24 heures
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Dernière mise à jour: 26.03.2025 à 06:46 heures
J.D. Vance est en désaccord avec la décision de Donald Trump de frapper les Houthis en Yémen (Illustration).
Photo: Getty Images
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Solène MonneyJournaliste Blick

C’est une bourde embarrassante pour l’équipe de Donald Trump. Par erreur, le rédacteur en chef du magazine américain «The Atlantic» aurait été ajouté à une messagerie privée regroupant 18 responsables de très haut niveau de l’administration, en pleine planification de frappes contre les Houthis au Yémen. Résultat: plusieurs échanges explosifs ont fuité, révélant des divisions internes… et une franche hostilité envers l’Europe.

Au cœur de la conversation, un message du vice-président J.D. Vance daté du 14 mars, soit la veille de l’annonce par Donald Trump de frappes «décisives et puissantes» contre les Houthis. Soutenu par l’Iran, ce groupe rebelle yéménite est accusé par les Etats-Unis de mener des attaques contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge.

«Je pense que nous commettons une erreur», écrit J.D. Vance dans la discussion privée qui inclut, entre autres, le ministre de la Défense Pete Hegseth, le conseiller à la sécurité nationale Michael Waltz et la cheffe de cabinet Susie Wiles, rapporte Politico lundi 24 mars. Selon le vice-président, cette opération profiterait essentiellement aux Européens, en sécurisant leurs routes commerciales, alors que Trump critique régulièrement le manque d’engagement de ces derniers sur la scène internationale.

Loyal, mais sceptique

Et J.D. Vance va encore plus loin: «Je ne suis pas sûr que le président soit conscient de l’incohérence de cette décision avec son message actuel sur l’Europe.» S'il est toutefois prêt à suivre la ligne de l'équipe, le vice-président tiendrait à vraiment alerter sur cette décision. 

«Il existe un risque réel de flambée modérée à sévère des prix du pétrole. Je suis prêt à soutenir le consensus de l'équipe et à garder ces inquiétudes pour moi, mais il y a de bons arguments pour retarder cette décision d'un mois.» Il propose de temporiser, d’observer l’évolution économique, et d’expliquer plus clairement les enjeux au public.

L'Europe dans le viseur

Trente minutes après son premier message, J.D. Vance adresse une nouvelle remarque au ministre de la Défense: «Si tu penses qu'il faut le faire, allons-y. C'est juste que je déteste venir au secours des Européens encore une fois.» Ce à quoi Pete Hegseth répond: «Je suis complètement d'accord, je déteste le comportement de profiteurs des Européens. C'est PATHETIQUE. Mais je pense que nous devrions y aller.»

Dans cet échange surréaliste, plusieurs responsables expriment ouvertement leur hostilité envers l’Europe, jugée passive face aux menaces sécuritaires. Michael Waltz, le conseiller à la sécurité nationale, affirme même travailler sur des pistes pour faire «payer» les Européens, durement touchés économiquement par les attaques des Houthis.

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