Pollution de la rivière genevoise
Les berges de l'Aire à nouveau accessibles

L'Aire à Genève se remet d'une grave pollution industrielle. Le Département du territoire confirme que la rivière est à nouveau sûre, mais les dégâts sont importants avec jusqu'à 200 kilos de poissons morts. L'État envisage des poursuites judiciaires.
Publié: 03.04.2025 à 17:07 heures
Renaturée en 2020, l'Aire a vécu mardi 1er avril un épisode de pollution majeure qui a entrainé la mort de nombreux poissons.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

La pollution d'origine industrielle, qui a touché l'Aire mardi en soirée, est désormais circonscrite, annonce jeudi le Département du territoire (DT). La rivière genevoise, dont les berges sont à nouveau accessibles aux promeneurs, a retrouvé un PH normal.

L'accès à l'eau est sans danger pour les animaux et les humains, a indiqué jeudi le DT dans un communiqué. Les investigations se poursuivent afin de déterminer la cause et la source de cette importante pollution industrielle. L'Etat pourrait saisir la justice compte tenu des dégâts majeurs causés par cette pollution.

Conséquences désastreuses

Entre 100 et 200 kilos de poissons morts ont été recensés, a précisé Guillaume Pierrehumbert, directeur général de l'office cantonal de l'eau. Une mousse savonneuse s'était déversée d'un collecteur d'eau de pluie dans la rivière à la hauteur du pont du Centenaire, à Plan-les-Ouates (GE).

Le DT rappelle que des traces de mousse d’origine naturelle peuvent être constatées dans les prochains temps sur les cours d’eau genevois, notamment en l’absence de pluie. Cette mousse dense et légèrement brune est produite à partir de matières organiques en décomposition.

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