Ceux qui ont mis le nez dehors ce mardi n'ont pas pu y échapper: la bise a soufflé avec force malgré un soleil radieux. Le vent s’est engouffré dans les rues et sur les pistes d’aviation, bousculant tout sur son passage. Un parapluie ouvert? Mauvaise idée, à moins de vouloir s’envoler façon Mary Poppins. Entre panneaux publicitaires renversés, cendriers rebelles et atterrissages mouvementés à l’aéroport de Zurich, la journée fut mouvementée.
Comme l’a confirmé un porte-parole d'un aéroport au media BRK News, plusieurs pilotes ont dû remettre les gaz en plein atterrissage. Un appareil a même dû détourner sa course pour aller se poser à Stuttgart, en Allemagne. Quant aux autres, ils ont dû tournoyer un moment dans le ciel avant de retenter leur chance sur le tarmac zurichois.
Une bise qui ne fait pas dans la dentelle
Avec des rafales atteignant 85 km/h, la journée de mardi a marqué un record. Selon MétéoSuisse, il s’agit de la deuxième valeur la plus élevée depuis 1981. Et du côté de la Suisse romande, on a même flirté avec les 100 km/h. «Ce n’est pas courant», souligne Timo Leutenegger de MeteoNews.
Le dernier épisode comparable remonte à plus de deux ans, le 26 février 2023. À l’époque, les vents avaient déjà décoiffé la Suisse romande, atteignant là aussi les 100 km/h.
Une météo sèche et… toujours pas de pluie en vue
«La bise va se calmer jusqu’à samedi, mais elle devrait repartir de plus belle dimanche», poursuit Timo Leutenegger. Il est toutefois difficile de déterminer à l'avance son intensité. «En l'état actuel des choses, ce sera autour de 50 à 60 km/h.»
Cette bise persistante a en outre comme fâcheuse conséquence d'assécher encore plus des sols déjà en manque d’eau. «Sans précipitations, les niveaux d’eau continuent de baisser», explique encore MeteoNews. Et la pluie n'est pas en vue, loin de là. Celle-ci «se fait encore attendre.»