«Les femmes portent le monde», quel titre étrange pour une exposition soutenue qui plus est par la Fondation L’Oréal. Qu’est-ce que cela veut bien pouvoir dire? Qu’est-ce que cela implique? Que va-t-on y voir?
En plus de ses autres programmes, la Fondation L’Oréal s’engage également pour que les questions de genre soient prises en compte dans la lutte contre le changement climatique.
Le programme Femmes & Climat soutient ainsi les femmes dans leurs divers projets. L’exposition «Les femmes portent le monde» en fait partie.
En plus de ses autres programmes, la Fondation L’Oréal s’engage également pour que les questions de genre soient prises en compte dans la lutte contre le changement climatique.
Le programme Femmes & Climat soutient ainsi les femmes dans leurs divers projets. L’exposition «Les femmes portent le monde» en fait partie.
C’est à travers 50 portraits inédits, datant du début des années 2000 à aujourd’hui, que la photographe indo-américaine de renom Lekha Singh propose de voyager le temps d’une exposition au Musée de l’Homme à Paris. «Au cours de mes voyages, j’ai été frappée de constater que les femmes constituent un véritable mode de transport non motorisé! Chaque jour, elles déplacent une quantité de charges surhumaines», nous explique Lekha Singh, qui se qualifie d’artiste visuelle.
Namibie, Tanzanie, Inde, Maroc et passant par le Japon et même les États-Unis: la photographe a voulu dépeindre la force physique mais aussi mentale des femmes qu’elle a pu rencontrer et ce, peu importe leur statut social ou leur pays d’origine. «Les femmes que j’ai rencontrées portent le monde chacune à leur manière», confie la photographe.
Mules humaines, sportives et mamans
Parmi ces femmes, on retrouve des Indiennes qui s’occupent d’aller à la recherche de bois puis de le porter pour chauffer leur maison, une tâche qui leur demande 374 heures par année.
Dans les sociétés plus aisées, les femmes n’utilisent généralement plus leurs muscles pour subvenir aux besoins de leur famille, mais font usage de leur force pour se réapproprier des domaines d’hommes. C’est le cas de «Wonder Woman», une haltérophile américaine, ou de l'une des rares Japonaises samouraï. Sans oublier celles, qui, un peu partout et depuis la nuit des temps, portent la charge la plus délicate: la vie.
Un travail mis à mal par le réchauffement climatique
Bien que le travail de ces anonymes réparties tout autour du globe est déjà difficile, ce dernier devient de plus en plus ardu. La raison: le réchauffement climatique.
Toutes ces femmes grandissent, évoluent, vivent ou même survivent dans des mondes urbanisés, des villes désorganisées et des déserts arides… Au Kenya, où l’eau vient à manquer, les femmes se voient contraintes de creuser toujours plus profond dans la terre pour trouver le précieux liquide, qu’elles emporteront ensuite dans des récipients placés sur leur tête. Mais il s’agit là que d’un exemple parmi tant d’autres. Au même moment au Maroc, les femmes berbères doivent parcourir davantage de kilomètres pour s’approvisionner en branches, grâce auxquelles elles nourriront leur bétail.
À noter que l’allongement des parcours n'est pas sans danger. Chaleur écrasante, vents poussiéreux et parfois aussi, agressions… «En plus de porter leurs moyens de subsistances sur leur tête, leurs épaules ou leur dos, ces femmes sont parfois exposées au danger d’une planète en déclin. «À travers cette exposition, je voudrais que les gens repartent en ayant saisi quelque chose de fort», confie l’artiste à Blick.
En effet, ces clichés et leur histoire sont tous plus saisissants les uns que les autres. Une expo à voir absolument pour celles et ceux qui s’intéressent au sujet, et même pour les autres. Spéciale dédicace à celles qui s’y rendront en compagnie d’un charmant jeune homme s’étant rabattu sur leur sac à main pour y fourrer leur portable et autre porte-monnaie, faute de place dans leurs poches à eux…
Exposition Lekha Singh, «Les femmes portent le monde»
Du 29 juin 2022 au 2 janvier 2023, au Foyer Germaine Million du Musée de l’Homme, 17 place du Trocadéro, Paris 16e.
Plein tarif: 12 euros
Tarif réduit: 9 euros