Trump va d'abord voir Poutine
Les Etats-Unis inviteront l'Europe et l'Ukraine à négocier... mais pas tout de suite

Des négociations sur l'Ukraine sont prévues en Arabie saoudite, impliquant des représentants américains et russes. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a souligné dimanche que ces pourparlers pourraient initier une conversation plus large impliquant l'Ukraine et l'Europe.
Publié: 17.02.2025 à 03:27 heures
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Dernière mise à jour: 17.02.2025 à 04:29 heures
Volodymyr Zelensky a assuré qu'il refuserait tout plan n'impliquant pas l'Ukraine.
Photo: Keystone
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AFP Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a assuré dimanche que sa rencontre avec son homologue Vladimir Poutine pourrait intervenir «très bientôt». Ces déclarations du président des Etats-Unis interviennent avant des pourparlers, également en Arabie saoudite, entre une délégation menée par son secrétaire d'Etat Marco Rubio, actuellement en tournée au Moyen-Orient, et des négociateurs russes.

La présence d'Ukrainiens à cette réunion reste incertaine, le chef de la diplomatie américaine affirmant par ailleurs qu'il ne connaissait pas le détail de l'équipe de négociateurs envoyée par Moscou. «Rien n'a encore été finalisé», a déclaré, à propos des pourparlers sur l'Ukraine, Marco Rubio. Ce dernier explique également dans l'interview sur la chaine CBS, qu'aucun processus de négociation n'avait encore réellement commencé. 

Le chef de la diplomatie américaine a ajouté que si les négociations venaient à progresser, non seulement l'Ukraine mais aussi l'Union européenne participeraient aux «véritables négociations» sur «la question de la fin de la guerre». Pour l'heure, Marco Rubio tient à minimiser cette réunion avec les Russes en signalant que ces discussions étaient réalisées pour prendre le pouls de Vladimir Poutine sur une potentielle paix.

Un conseiller de Trump a rencontré Poutine

«Je pense qu'il veut cesser de combattre», a affirmé pour sa part Donald Trump, à propos de Vladimir Poutine, près de trois ans après le début de l'invasion russe de l'Ukraine. «Nous avons parlé longuement et fermement», a ajouté le milliardaire républicain revenant sur sa conversation téléphonique mercredi avec le président russe, qui avait stupéfié les alliés européens de Washington.

Le président américain a également révélé que Steve Witkoff, un de ses principaux conseillers sur les affaires internationales – attendu en Arabie saoudite pour ces pourparlers – avait rencontré Vladimir Poutine pendant «environ trois heures», sans préciser la date. A la question de savoir si Vladimir Poutine entendait envahir toute l'Ukraine, Donald Trump a répondu «non», tout en affichant davantage de fermeté.

«C'est la question que je lui ai posée, parce que s'il procède ainsi, cela nous aurait posé un gros problème», a déclaré le républicain. «Un coup de téléphone ne mène pas à la paix», a affirmé Marco Rubio. De son côté, Volodymyr Zelensky, dans une interview diffusée dimanche par la chaîne NBC, a estimé que Vladimir Poutine ne voulait «pas la paix». «Ne lui faites pas confiance», a exhorté le président ukrainien.

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