Au moins six morts, des dizaines de blessés et un sous-marin coulé. Une nouvelle tragédie a frappé les côtes égyptiennes. Un sous-marin touristique appartenant à la société Sindbad Submarines a sombré au large d’Hurghada. Une vaste opération de secours est en cours sur le site de l’accident, en mer Rouge.
À bord se trouvaient 44 passagers de diverses nationalités. Tous souhaitaient découvrir les merveilles du monde sous-marin sous un angle nouveau.
Jusqu'à 25 mètres de profondeur
«Il n’existe qu’une poignée d'engins de ce type dans le monde», explique à Blick l’expert en plongée Armin Süss. Cet Allemand, qui entretient de nombreux contacts dans la région, connaît bien les eaux de la mer Rouge. Les incidents répétés dans cette destination touristique très prisée l’inquiètent: «Il y a deux semaines à peine, le bateau de plongée Seven Seas a pris feu. Des Allemands et des Suisses étaient également à bord au moment de l’incendie. Les accidents se multiplient.»
Le sous-marin impliqué dans l’accident plongeait, selon les informations du constructeur, jusqu’à 25 mètres de profondeur. Habituellement, les excursions débutent directement depuis les plages des grands complexes hôteliers. Les touristes sont d’abord acheminés jusqu’au sous-marin par un bateau d’accompagnement, avant de vivre une expédition d’environ deux heures. Selon le fabricant, l’embarcation est dirigée par deux «capitaines expérimentés».
Le bateau a-t-il fui sous l'eau?
«Le bateau a pu chavirer en surface ou subir une fuite en immersion», estime Armin Süss. Des sources locales pencheraient plutôt pour la seconde hypothèse. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les causes exactes du naufrage. Mais même un chavirement en surface peut s’avérer critique: «Une grande quantité d’eau peut alors s’engouffrer très rapidement dans l’appareil.»
Armin Süss souligne par ailleurs les failles dans le contrôle des normes de sécurité. «Je n’ai pas encore beaucoup d’informations sur ce cas précis, mais en Egypte, les normes de sécurité sont souvent négligées. Depuis le Covid, les règles passent au second plan. Le business va mal.» Il essaie, avec ses partenaires locaux, de faire évoluer les pratiques. Mais selon lui, un véritable changement de mentalité à grande échelle reste difficile.