Donald Trump a annoncé la fin des hostilités contre l’Iran dans une lettre au Congrès le vendredi 1er mai 2026, soit le 60ème jour du conflit. En parallèle, il a accentué la pression sur Téhéran, jugeant sa dernière offre de paix insuffisante et a déclaré face aux médias: «Allons-nous encore les bombarder ou allons-nous conclure un accord?» Loin d'être contradictoire, cette démarche est savamment calculée.
La déclaration du président américain sur la fin des hostilités n'est pas un constat militaire, mais une manœuvre constitutionnelle. En effet, après 60 jours de conflit, le War Powers Act impose au président de faire un choix: solliciter l’aval du Congrès ou retirer ses troupes.
Donald Trump ne fait ni l’un ni l’autre. Il décrète simplement la fin des hostilités, qu'il assimile à la fin de la guerre. Conséquence: en théorie, le conflit est terminé, mais dans les faits, il reste gelé. Le blocus se poursuit, tout comme la présence militaire américaine.
Un bras de fer stratégique
Téhéran exige d’abord un apaisement autour du détroit d’Ormuz, avant d’aborder la question nucléaire. Washington pose la condition inverse: traiter d’abord le nucléaire, puis envisager une désescalade. Ce différend, loin d’être anecdotique, constitue le cœur du problème: le premier qui cède affaiblit sa position.
Donald Trump mise sur le temps et l’usure. Selon Washington, l’Iran est affaibli sur le plan militaire, éprouvé économiquement et divisé politiquement. Le président américain évite donc toute initiative susceptible d’alléger la pression.
Sur le plan juridique, la guerre est terminée. Sur le plan militaire, elle peut reprendre à tout moment. Sur le plan diplomatique, Washington attend un accord plus favorable. Le cessez-le-feu ne marque pas la paix, mais sert de levier et de moyen de pression. Donald Trump n’a pas mis fin à la guerre: il l’a transformée en négociation.