«Cela doit cesser!» La conseillère nationale argovienne issue du Parti socialiste (PS) Gabriela Suter prévoit de déposer une intervention au Parlement. «Il est scandaleux que nous, les consommateurs, ne puissions pas connaître le nom des magasins et des restaurants qui ne respectent pas les règles d'hygiène», proclame-t-elle. «Les contrôles alimentaires doivent donc être rendus publics, du moins en partie.»
Un magasin asiatique en Argovie est à l'origine de cette initiative. Comme le rapporte «l'Aargauer Zeitung», il est passé plusieurs fois sous le radar des inspections d'hygiène. Pourtant, du poisson décongelé gisait dans son propre jus, des sacs en plastique au contenu inconnu s'amoncelaient dans le réduit, le congélateur était trop chaud, la scie à os présentait des résidus alimentaires séchés et il n'y avait aucun de distributeur de savon liquide dans les toilettes. Et encore, tout cela ne représentait qu'une partie des défauts constatés.
Une solution? Un smiley vert sur la porte
Gabriela Suter imagine des certificats pour les restaurants et les magasins qui ont obtenu de bons résultats. Lors de ses vacances en Grande-Bretagne, elle a par exemple vu à plusieurs reprises des autocollants verts sur la vitrine des restaurants. «On pourrait ainsi éviter que plusieurs établissements soient mis au pilori à cause d'une seule réclamation au sein d'une même commune.»
Toujours est-il que lorsque des défauts d'hygiène ont été à nouveau constatés au sein de l'Asia Shop, les autorités argoviennes ont condamné le magasin à une amende de 2500 francs. Depuis plusieurs années, une plus grande transparence dans le domaine alimentaire est régulièrement réclamée au niveau national. Jusqu'à présent, le Parlement a toutefois empêché l'introduction de règles plus strictes. Ce sont surtout les partis bourgeois qui s'y sont opposés, à chaque fois.