«Un mur d’Uni Mail s’est décroché cette nuit», nous alerte ce vendredi 5 juillet au matin un lecteur aguerri. Sur l’image jointe à son message, on voit la zone centrale de ce bâtiment de l’Université de Genève, fermée au public.
Et en effet, une bonne partie du revêtement d’une façade est désormais au sol, sous la forme d’un amas de briques. Mais des étudiants d’Uni Mail ont-ils risqué de s’en prendre un bout sur le coin du crâne?
Risque découvert par hasard
Sur la façade blanche recouverte d’un grand filet, une zone grise laisse deviner l’envergure de la portion de mur qui est tombée. Mais l’effondrement ne s’est pas passé tout seul, il a été provoqué. Cela dit, le risque de chute a bel et bien été découvert par hasard.
«Dans le cadre de l’entretien et de la sécurisation des garde-corps d’Uni Mail, une équipe mandatée par l’Office cantonal des bâtiments (OCBA) a constaté jeudi qu’une plaque d’habillage en plâtre se désolidarisait du mur dans la zone centrale du hall», précise vendredi Antoine Guenot, attaché de presse de l’institution universitaire. Pour ainsi dire, ce sont les travaux sur les nombreuses barrières de ce bâtiment tout en hauteur qui ont permis de voir que le mur «penchait» et d’éviter tout accident.
Intervention pendant la nuit
«Au vu des risques potentiels de chute d’un élément, le hall d’Uni Mail a été immédiatement sécurisé à titre préventif», continue Antoine Guenot. C’est dans la nuit de jeudi à vendredi que «des équipes spécialisées» sont intervenues «pour retirer tous les habillages sensibles».
Notre lecteur, en pleine session d’examens, espère que «ce n’est pas tout Uni Mail qui va s’effondrer pendant l’été» et qu’il pourra continuer à réviser. Réponse du porte-parole: «Le bâtiment est ouvert, mais la zone concernée restera fermée au minimum une dizaine de jours, afin de mener à bien une analyse complète des risques.»