La ministre de la Défense, Viola Amherd, a évité de commenter publiquement, ce mardi, la démission de plusieurs de ses hauts fonctionnaires. L'information a été rendue publique à la suite d'une fuite.
Le scandale a pris une ampleur telle qu'Amherd s'est rendue à la réunion de la commission de sécurité du Conseil national. Là, selon les témoignages, elle aurait exprimé sa colère face aux révélations. Mais en dehors de cette salle, elle a su habilement esquiver les journalistes présents au Palais fédéral. Pour éviter de les croiser dans le bâtiment du Parlement, la ministre de la Défense a quitté les lieux par une porte de secours située dans les toilettes pour hommes, rapporte le «Tagesschau».
Lauber et Seiler utilisent apparemment aussi la porte secrète.
Mais la cheffe du DDPS n'est pas la seule à avoir utilisé cette issue de secours «secrète». Il s'agit d'une porte de secours ordinaire, comme l'ont révélé des sources internes du Parlement à Blick en 2012. La sortie se trouve dans les toilettes pour hommes, près de la salle des commissions.
Elle a déjà été utilisée par d'autres personnalités souhaitant faire une sortie discrète. L'ancien chef des services secrets Markus Seiler aurait également emprunté cette sortie secrète après avoir été interrogé sur l'affaire du vol de données.
Mais cette porte de toilettes ne sert pas uniquement à fuir discrètement. En 2019, le procureur général Michael Lauber a lui aussi tenté d'utiliser cette sortie pour éviter les journalistes, alors qu'il était invité à une audition au Parlement.
Dernier exercice périlleux pour la ministre de la défense Viola Amherd. Entre soupçon de fraude chez Ruag et démissions de ses chefs de l'armée et du renseignement, elle a présenté mercredi un budget de la défense de 1,7 milliard de francs pour 2025. Le Parlement a décidé en décembre dernier d'augmenter le budget de l'armée, au détriment d'autres postes comme la coopération internationale. Cela doit permettre d'augmenter les capacités de défense de l'armée dans le contexte de crise sécuritaire en Europe.
Le Conseil fédéral demande des crédits d'engagement de 1,69 milliard de francs. Ces dépenses se fondent sur l'objectif du Parlement d'allouer à l'armée 1% du PIB d'ici 2032. Le programme d'armement se taille la part du lion avec 1,51 milliard, et le programme immobilier 185 millions. Le gouvernement propose une nouvelle fois de mettre hors service les avions de combat F-5 Tiger.
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