Les députés fribourgeois ont ancré mercredi la pérennisation de l'activité de l’Observatoire du logement et immobilier Fribourg. Ils ont voté une révision partielle de la loi sur la statistique cantonale (LStat) de 2006, en lien avec la protection des données.
La révision a été acceptée à l'unanimité des 107 voix exprimées. Elle s'explique non seulement par la volonté de pérenniser un organisme lancé en 2018, mais aussi de donner une base légale en matière de protection des données et de transparence, pour éviter l'activité de profilage et définir l'utilisation d'informations fiscales.
Tant la rapporteuse de la commission ad hoc, la députée Sophie Tritten (Centre gauche-PCS), que le conseiller d'Etat Olivier Curty, chargé de l'économie, ont loué la pertinence et la qualité «reconnues» du travail de l'Observatoire du logement et immobilier Fribourg. Ce dernier est le fruit d'un partenariat public-privé.
Plutôt une rareté
L'entité réunit les principales associations professionnelles de l’immobilier, des acteurs bancaires, la Direction de l’économie, de l’emploi et de la formation professionnelle (DEEF) ainsi que les communes de Fribourg, Bulle et Estavayer, qui concentrent 50% des logements locatifs. Elle constitue une rareté en comparaison cantonale.
L’observatoire a été concrétisé à l'époque sous la forme d’une convention entre les membres stratégiques de l'association qui la chapeaute et la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR). Le texte donnait mandat à la HEG-FR de tester un outil, développé en amont par la professeure Marilyne Pasquier, toujours en place d'ailleurs.
Extension de l'activité
La démarche visait alors la collecte et l’exploitation de données relatives au logement dans une région pilote, la ville de Fribourg, pour laquelle a été institué un tableau de bord regroupant des indicateurs pertinents. La volonté qui a présidé à la création de l’observatoire est celle d’une «compréhension commune» du marché.
Pour ce faire, le mode de gouvernance qui a été retenu est participatif, afin de développer un outil de monitoring mutualisé et ciblé sur les besoins des différents acteurs de l’immobilier. Fort de ces constats, le Conseil d’Etat a inscrit l’objectif de le pérenniser dans son programme gouvernemental 2022-2026.
L’observatoire est désormais dans les «starting blocks» pour son déploiement, relève le gouvernement dans son message. Il ambitionne de couvrir la dizaine de communes fribourgeoises recensant plus de 2000 logements locatifs.