Le Vaudois a franchi le pas
Salim Khelifi: «Jouer au Venezuela? Au début, j'ai dit 'non impossible'»

Après l'Australie, Salim Khelifi a pris la décision de traverser cette fois-ci l'Atlantique pour s'engager au Venezuela, du côté de l'Academia Puerto Cabello. Le Vaudois explique ce choix à quelques heures de ses débuts en Copa Sudamericana.
Publié: 03.04.2025 à 16:09 heures
Salim Khelifi découvre les pelouses du Venezuela depuis le début de l'année.
Photo: DR
Blick_Bastien_Feller.png
Bastien FellerJournaliste Blick

«Quand on m'a proposé pour la première fois de venir jouer au Venezuela, j'ai dit 'non, impossible' et ma femme ne voulait pas non plus», rigole Salim Khelifi, lequel évolue pourtant à l'Academia Puerto Cabello, club du littoral, depuis la fin du mois de janvier. La vérité est qu'un coup de fil a finalement tout fait basculer pour le Vaudois.

«A la base, j'étais à deux doigts de retourner en Australie, reprend l'ailier formé au Lausanne-Sport. J'ai eu une bonne proposition des Brisbane Roars, entraîné par quelqu'un que je connais et qui me voulait absolument. J'attendais donc qu'on m'envoie les contrats pour que je les signe et j'ai finalement reçu un appel d'un agent en Suisse qui me proposait de rejoindre le Venezuela.»

«Ce n'est pas comme on le pense en Europe»

Présent sur place pour voir de ses propres yeux ce que le club pouvait proposer et - surtout - si la situation était sûre, Neftali Manzambi, ex-international suisse M20 originaire de La Chaux-de-Fonds, convainc Salim Khelifi de rejoindre l'aventure en Amérique du Sud. «Il m'a décrit les infrastructures du club comme quelque chose d'exceptionnel. On dit ici que c'est le meilleur centre d'entraînement d'Amérique du Sud. Il se trouve au bord de la plage et est tout neuf. Même en Europe, je n'ai jamais vu quelque chose comme ça. Il m'a également rassuré sur le côté sécuritaire.»

«Ce n'est pas comme on le pense en Europe. Il n'y a pas eu une fois où je me suis senti en danger. Même pas la nuit. Après, il faut forcément éviter les zones infréquentables», ajoute le champion de Suisse 2022 avec le FC Zurich. 

Face au Vasco de Gama du Genevois Maxime Dominguez

C'est d'ailleurs entre autres avec une équipe de jeunes de son ex-club que l'ailier s'est maintenu en forme entre sa fin d'aventure pour «raisons familiales» à Perth Glory en juillet 2024 et sa signature au Venezuela. «Revenir en Suisse m'a fait du bien. J'ai pu revoir ma famille et mes amis après ces deux ans passés à l'étranger. Et après six mois, j'étais prêt à repartir.»

Direction donc le Venezuela et le cinquième de la dernière Liga FUTVE pour y signer un contrat d'un an et y découvrir un football «bien différent» de ce qu'il a pu connaitre lors de ses passages en Suisse, en Allemagne ou donc en Australie. «C'est beaucoup plus agressif, il y a beaucoup plus d'intensité, même à l'entraînement. Tous les joueurs se donnent à 100 %. En Europe, ce n'est pas trop comme ça, c'est plus tranquille à l'entraînement, tu fais tourner le ballon. Après, niveau tactique, ils ne sont pas au top niveau, c'est un jeu plus direct qui reste très bon», explique le Chablaisien.

Contenu tiers
Pour afficher les contenus de prestataires tiers (Twitter, Instagram), vous devez autoriser tous les cookies et le partage de données avec ces prestataires externes.

La place acquise au classement la saison dernière a d'ailleurs permis à l'Academia Puerto Cabello, club ambitieux détenu par le gouverneur de la région, de tenter de se qualifier pour la phase de groupes de la Copa Sudamericana, l'équivalent sud-américain de l'Europa League. Ticket validé face au Metropolitanos FC début mars (3-0). Et le tirage au sort a réservé de belles surprises à Salim Khelifi et son équipe avec entre autres des voyages en Argentine (pour y défier Lanus, vainqueur en 2013 et finaliste en 2020) et au Brésil contre le mythique Vasco de Gama du Genevois Maxime Dominguez. Les Péruviens du FBC Melgar complètent ce groupe G. L'assurance de vivre de beaux moments.

Une adaptation compliquée

«Ça me donnait envie de jouer un jour en Amérique du Sud, mais je ne m'étais pas imaginé un jour le faire», sourit Salim Khelifi, content d'avoir osé franchir le pas, même si son adaptation a été compliquée. «Il fait très chaud ici. La première semaine a été très compliquée. J'étais habitué à la chaleur en Australie, mais ici, c'est différent, l'air très humide. On m'avait prévenu que les joueurs étrangers ont des difficultés au début. Mais maintenant, ça va bien.»

Absent ce week-end en raison d'une petite contracture à une cuisse, l'international tunisien devrait être dans le groupe ce jeudi pour la réception de Lanus (coup d'envoi à minuit en Suisse). 

Credit Suisse Super League 24/25
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Bâle
FC Bâle
30
29
52
2
Servette FC
Servette FC
30
9
51
3
Young Boys
Young Boys
30
11
49
4
FC Lucerne
FC Lucerne
30
8
48
5
FC Lugano
FC Lugano
30
5
48
6
FC Zurich
FC Zurich
30
1
46
7
FC Lausanne-Sport
FC Lausanne-Sport
30
5
41
8
FC St-Gall
FC St-Gall
30
1
40
9
FC Sion
FC Sion
30
-7
35
10
Yverdon Sport FC
Yverdon Sport FC
30
-18
32
11
Grasshopper Club Zurich
Grasshopper Club Zurich
30
-13
27
12
FC Winterthour
FC Winterthour
30
-31
23
Tour final
Tour de relégation
Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la