Nouveau départ
La boxe suisse peut à nouveau rêver de Jeux olympiques

C'est une très bonne nouvelle pour la boxe suisse. SwissBoxing a intégré la nouvelle fédération mondiale. Les athlètes peuvent à nouveau rêver de Jeux olympiques.
Publié: 14:54 heures
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Le rêve olympique pour les boxeurs suisses est bien vivant. Ils peuvent désormais participer aux tournois organisés par World Boxing.
Photo: freshfocus
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Patrick Mäder

C’est une victoire acquise après un dur combat. L’avenir de SwissBoxing est assuré. Depuis mardi, la fédération helvétique fait désormais partie de la nouvelle fédération mondiale World Boxing (WB), fondée en 2023. Concrètement, cela signifie que la boxe suisse est à nouveau intégrée dans les compétitions mondiales et que les boxeurs peuvent participer aux tournois importants organisés par WB. Mieux encore, ceux-ci peuvent à nouveau rêver de Jeux olympiques.

Après le départ des Suisses de la fédération IBA – dont le CIO ne voulait plus – à la fin de l’été 2024, la demande d’adhésion à World Boxing a été annulée et mise en attente. En effet, la nouvelle fédération mondiale souhaitait prendre un départ indépendant et ne pas admettre de fédérations dont la direction était composée de personnes liées à l’IBA. Or, la Suisse possède à sa tête un ancien collaborateur de l’IBA en la personne de son président Amir Orfia.

World Boxing était cependant confrontée à un dilemme: la fédération a un besoin urgent de membres, car elle veut être reconnue par le CIO pour pouvoir organiser des compétitions de boxe aux Jeux olympiques, comme l’IBA l’avait fait pendant des années avant de se mettre elle-même hors-jeu par la corruption. WB avait besoin d’au moins 75 pays sur quatre continents pour espérer entrer en matière.

Amir Orfia (à droite), président de Swiss Boxing depuis 2023.
Photo: Zvg

Comme l’IBA attirait ses membres avec beaucoup d’argent pour qu’ils restent, il n’était pas si facile pour WB d’intégrer des fédérations. Par ailleurs, beaucoup de personnes influentes ont logiquement un passé lié à l’IBA. Les directives strictes ont donc été assouplies et la demande la Suisse a finalement pu être considérée par WB. Pour devenir membre, il suffisait finalement de promettre par écrit que la fédération suisse s’était complètement détachée de l’IBA.

Les JO, c’est presque fait

«Comme dans un combat sur le ring, ce parcours a nécessité un travail acharné, de la discipline et de la persévérance. Chaque round a compté et, grâce à notre détermination et à notre approche méthodique, nous avons atteint notre objectif», écrit Amir Orfia. Et le président de poursuivre: «Swiss Olympic a été à nos côtés tout au long du processus, ce qui souligne l’importance de cette transition pour l’avenir du sport suisse et pour assurer notre position au sein du mouvement olympique. Aujourd’hui, nous pouvons envisager l’avenir avec confiance.»

Le Lausannois est donc maintenant en bonne position et il a rassemblé des arguments pour le mois d’avril. Il sera alors question du poste de président lors de l’Assemblée générale ordinaire de SwissBoxing. Amir Orfia, qui est en poste depuis 2023, veut être réélu. L’association de boxe zurichoise a toutefois récemment désigné un adversaire: Thomas Marthaler, juge de paix et ex-boxeur, est également candidat au poste.

Mardi, World Boxing a confirmé non seulement la Suisse comme nouveau membre, mais aussi les fédérations de boxe du Kosovo, de Syrie, de Hongrie, du Malawi et d’Estonie, ce qui porte à 78 le nombre de fédérations des cinq continents qui ont ainsi rempli les critères du CIO. La pérennité de la boxe aux Jeux olympiques semble ainsi assurée. La discipline ayant été retirée de la liste de Los Angeles 2028, son retour dans la famille olympique n’est plus qu’une formalité. Il ne reste plus qu’à attendre la confirmation du CIO.

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