30'000 francs de salaire en moins
Angelica Moser n'est plus soldat contractuel

Malgré la fin de son emploi de militaire contractuelle, la championne d'Europe de saut à la perche Angelica Moser envisage l'avenir avec optimisme. Son changement d'agent lui a déjà permis de trouver un nouveau sponsor.
Publié: 01.03.2025 à 10:50 heures
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Angelica Moser n'en finit pas de gagner.
Photo: keystone-sda.ch
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Joël Hahn

Elle est la perchiste suisse la plus performante de l’histoire. Angelica Moser (27 ans) continue de prendre son envol en vue des championnats d’Europe et du monde en mars, malgré des soucis au pied lors des récents championnats suisses en salle à Saint-Gall. Jusqu’ici employée par l’armée, la Zurichoise tourne désormais cette page.

Formée à l’école de recrues pour sportifs, Angelica Moser y a aiguisé des qualités essentielles comme la discipline, la rigueur et la persévérance. Après sa formation, elle est restée dans l’institution en tant qu’employée à temps partiel.

L’armée suisse soutient les athlètes d’élite en leur attribuant des postes durant chaque cycle olympique, à condition qu’ils visent le très haut niveau international. «Je suis maintenant de retour dans le système normal des cours de répétition», explique Angelica Moser au Blick, en marge des championnats suisses. Ce statut lui permet de bénéficier de blocs d’entraînement au sein de l’armée.

Une spécialiste du 800 m lui succède

Son poste de militaire contractuelle lui offrait de nombreux avantages, notamment l’accès gratuit aux infrastructures de Macolin et un revenu annuel de 30 000 francs. Mais depuis fin janvier, ce chapitre est clos: pour le cycle olympique menant à Los Angeles 2028, c’est l’Argovienne Valentina Rosamilia (22 ans), talentueuse athlète de 800 mètres, qui a décroché le précieux contrat.

Championne d’Europe à Rome et 4e aux Jeux olympiques, Angelica Moser a prouvé qu’elle méritait sa place parmi l’élite. Mais comment avait-elle obtenu ce poste il y a quatre ans? «J’ai dû faire un dessin pour illustrer mon parcours», raconte-t-elle en riant. «Le bonhomme que j'ai dessiné au crayon n’a sûrement impressionné personne, mais heureusement, mes performances ont parlé pour moi.»

Un nouveau sponsor grâce à l’entourage de Marco Odermatt

Aux championnats suisses, Angelica Moser a une nouvelle fois survolé la concurrence. Mais qu’en est-il de son avenir financier? Son départ de l’armée pourrait lui faire perdre les 12 000 francs de la Fondation de l’Aide Sportive, généralement attribués aux jeunes talents. «J’ai eu une très bonne saison l’an dernier, donc ça va. Mais tout peut vite changer», confie-t-elle.

Pas d’inquiétude à avoir pour autant. Sur la piste, elle reste une candidate aux podiums des grandes compétitions de 2025. Et en dehors, son changement de management porte déjà ses fruits. Passée de l’agence EP Management (qui gère Mujinga Kambundji) à Michael Schiendorfer, le manager de Marco Odermatt, elle a rapidement trouvé un nouveau sponsor. Désormais, le logo de Fromm, géant de l’emballage et acteur incontournable du sport de haut niveau, trône fièrement sur sa tenue.

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