«Je ne sais pas combien de temps je peux encore supporter ça.» À la suite des menaces qui ont suivi la publication de son post polémique sur Instagram, la politicienne zurichoise vert'libérale Sanija Ameti et sa famille bénéficient désormais d'une protection policière, rapporte le portail en ligne kath.ch.
Les réactions pleuvent après la publication sur Instagram de photos d'un exercice de tir dans lequel la politicienne visait une image de Marie et de Jésus au lieu d'une cible pour «décompresser». Les Vert'libéraux suisses envisagent d'exclure la Zurichoise du parti. En effet, la direction estime qu'un maintien de Sanija Ameti au sein des instances des Vert'libéraux pourrait nuire à ces derniers. Afin d'éviter d'autres préjudices, ils exigent désormais que la section cantonale lance immédiatement une procédure.
Une démission inéluctable
La politicienne zurichoise vert'libérale Sanija Ameti, qui est également coprésidente d'Opération Libero, a également annoncé sa démission de la direction du parti dans le canton de Zurich. Beat Rüfenacht, coprésident des Vert'libéraux du canton de Zurich, confirme l'information à Blick ce lundi 9 septembre.
En fin de journée, l'agence de relations publiques Farner a annoncé que la Zurichoise allait quitter la boîte. «On est en discussion», a annoncé le CEO Michel Grunder, cité par le «Tages-Anzeiger».
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Critique impitoyable
Les réactions ont été violentes. La chaîne de propagande russe RT, des nationalistes roumains et des groupes catholiques américains ont diffusé des captures d'écran de l'événement sur les réseaux sociaux. Son parti a également condamné l'action. Elle s'expose désormais à des suites judiciaires.
Sanija Ameti elle-même s'est excusée pour cette action et a immédiatement supprimé les posts. «C'était absolument stupide de ma part. Je n'ai pas pensé à ce que je faisais», a-t-elle écrit. «Je suis incroyablement désolée. Je demande pardon aux personnes que cela a blessées.»
Les Vert'libéraux suisses ont pris note du fait que Sanija Ameti regrettait ses actions et saluent sa démission de la présidence de la section cantonale zurichoise du parti. Ils souhaiteraient toutefois qu'elle renonce également «à son appartenance au parti», rapporte un communiqué.