Une pratique abusive dénoncée
Un recruteur peut-il vous demander un extrait de poursuite?

Certaines pratiques de recrutement, comme la demande d’un extrait de poursuites, inquiètent les candidats, révèle «La Liberté». La loi fixe pourtant des limites claires aux informations qu’un employeur peut exiger.
Certaines pratiques de recrutement inquiètent les candidats. (Image d'illustration)
Photo: Shutterstock
LUISA_FACE.jpg
Luisa GambaroJournaliste

Jusqu'où peut aller un recruteur pour vous tester? Il semble que certains d'entre eux abusent de leur position pour demander aux candidats de fournir un extrait de poursuite. Face à cette demande, certaines personnes n'osent pas aller au bout du processus de recrutement, révèle «La Liberté» le 14 avril. 

Interrogé par le quotidien fribourgeois, l'avocat du travail David Raedler rappelle qu'un recruteur peut vous poser des questions directement liées au poste, mais aussi vous interroger sur votre parcours professionnel, vos qualifications, votre motivation à changer de poste et vos éventuelles activités concurrentes. 

En revanche, il lui est interdit de vous questionner sur votre vie privée, état de santé, situation familiale, afiliation syndicale, vos opinions politiques ainsi que votre précédent salaire. Le casier judiciaire et l'extrait des poursuites sont à examiner au cas par cas. D'après David Raedler, un recruteur pourrait demander à un responsable financier de lui fournir son casier judiciaire, mais la demande serait déplacée voir illicite si elle s'adressait à un caissier de supermarché. Idem pour l'extrait de poursuites: un employeur pourrait le demander à un comptable, un banquier ou un assureur, mais pas de manière générale. 


Articles les plus lus