Le conseiller national Pierre-Alain Fridez annonce sa démission vendredi 27 février. Le Jurassien socialiste mettra un terme à son mandat à l’issue de la session de printemps et ne terminera donc pas la législature. Arrivé à Berne en 2011, il estime qu’il est temps de passer la main.
Fervent opposant à l’achat des avions de combat F-35 et membre de la Commission de la politique de sécurité, l’élu de 68 ans quittera le Parlement à la fin de cette session, qui débute lundi. Il sera remplacé par l’ancien président du PS jurassien Loïc Dobler, qui devrait lui succéder dès la session spéciale d’avril.
Pas de «surprise»
Si Pierre-Alain Fridez quitte Berne avant la fin de son mandat, il avait déjà annoncé ce départ. «J’étais déjà réticent à me représenter lors des dernières élections en 2023», a-t-il assuré dans une interview donnée au «Temps» vendredi 27 février. L'élu aurait prévenu son parti qu'il n'assurerait qu'une partie de son mandat, après avoir siégé 15 ans à Berne. «A un moment donné, il faut savoir passer la main.»
Parmi les moments marquants de sa carrière sous la Coupole fédérale, Pierre-Alain Fridez cite l'accession d'Elisabeth Baume-Schneider au Conseil fédéral et celle d'Alain Berset au secrétariat général du Conseil de l'Europe. Durant ses mandats, il s'est également beaucoup engagé au sein de la délégation parlementaire suisse au Conseil de l'Europe.
Sa carrière politique avait débuté il y a 30 ans avec son accession à la mairie de Fontenais. «Je sais déjà que de nouvelles luttes m'attendent demain, mais comme simple militant et citoyen. Et je me réjouis de poursuivre mon activité de médecin généraliste encore quelques années», avance dans l'interview au «Quotidien jurassien» Pierre-Alain Fridez.