Un ex-facteur veveysan s'est fendu d'un témoignage fort, lundi, dans les pages de «24 heures». Jean-Daniel Taverney, bientôt 60 ans, a été licencié par La Poste en février, tout en restant sous contrat jusqu'au 31 mai. Il travaillait pour le géant jaune depuis 42 ans.
Le postier explique au quotidien vaudois avoir ignoré plusieurs directives de son employeur en livrant quotidiennement le courrier B et en continuant à monter les colis à l'étage, notamment parce que des vols étaient régulièrement signalé dans les halls d'immeubles. L'homme affirme avoir agi dans l'intérêt des clients et au nom de la mission de service public qui incombe à La Poste.
Le cas de Jean-Daniel Taverney est indissociable des transformations qui affectent La Poste. Alors que les colis sont toujours plus nombreux, les livraisons de courrier traditionnel sont sur la pente descendante. Les facteurs, eux, sont sujets à une pression toujours plus grande. Très engagé au niveau syndical, Jean-Daniel Taverney avait lui-même contesté une réorganisation locale qu’il jugeait néfaste pour les équipes.
La Poste réfute tout lien avec son activité syndicale
Syndicom a pris la défense du postier, considérant son licenciement comme injustifié et abusif. Le syndicat réclame sa réintégration et entend porter l'affaire devant le Tribunal de prud’hommes.
La Poste, de son côté, refuse de commenter ce cas individuel. Elle rejette toutefois tout lien entre la décision et l’engagement syndical de l’ancien facteur. L’entreprise défend en outre ses directives, qu’elle présente comme nécessaires pour garantir un service fiable, adapté à l’évolution des volumes et aux contraintes de sécurité.
Dans une réponse transmise à Blick, La Poste a souhaité s'exprimer sur le cas relaté par «24 Heures»:
«Nous regrettons qu’une situation impliquant notre collaborateur ait donné lieu à des circonstances difficiles pour l’ensemble des personnes concernées. La Poste attache une grande importance à ce que les lettres et les colis parviennent à la clientèle de manière rapide, fiable et sûre. Cette qualité de service repose sur l’engagement quotidien de nos collaborateurs ainsi que sur des processus complexes, essentiels au bon fonctionnement de la logistique.
Nos collaborateurs sont régulièrement formés et sensibilisés à ces exigences. En cas de non‑respect des directives, nous privilégions le dialogue direct, le coaching et un accompagnement global, dans le but de poursuivre la collaboration de manière constructive. La Poste assume pleinement sa responsabilité sociale en tant qu’employeur. Les mesures en matière de personnel, pouvant aller jusqu’à la résiliation, sont soigneusement évaluées. Pour les collaborateurs plus âgés, une obligation de diligence accrue s’applique : une résiliation des rapports de travail n’est envisagée qu’en dernier recours, après un examen approfondi.
En raison de la protection de la personnalité, la Poste ne communique pas d’autres détails. Nous prenons toutefois ce cas très au sérieux. La situation sera analysée de manière approfondie, en collaboration avec la direction et les partenaires sociaux, afin d’obtenir une vision globale du dossier et d’examiner les éventuelles mesures à prendre.»
Dans une réponse transmise à Blick, La Poste a souhaité s'exprimer sur le cas relaté par «24 Heures»:
«Nous regrettons qu’une situation impliquant notre collaborateur ait donné lieu à des circonstances difficiles pour l’ensemble des personnes concernées. La Poste attache une grande importance à ce que les lettres et les colis parviennent à la clientèle de manière rapide, fiable et sûre. Cette qualité de service repose sur l’engagement quotidien de nos collaborateurs ainsi que sur des processus complexes, essentiels au bon fonctionnement de la logistique.
Nos collaborateurs sont régulièrement formés et sensibilisés à ces exigences. En cas de non‑respect des directives, nous privilégions le dialogue direct, le coaching et un accompagnement global, dans le but de poursuivre la collaboration de manière constructive. La Poste assume pleinement sa responsabilité sociale en tant qu’employeur. Les mesures en matière de personnel, pouvant aller jusqu’à la résiliation, sont soigneusement évaluées. Pour les collaborateurs plus âgés, une obligation de diligence accrue s’applique : une résiliation des rapports de travail n’est envisagée qu’en dernier recours, après un examen approfondi.
En raison de la protection de la personnalité, la Poste ne communique pas d’autres détails. Nous prenons toutefois ce cas très au sérieux. La situation sera analysée de manière approfondie, en collaboration avec la direction et les partenaires sociaux, afin d’obtenir une vision globale du dossier et d’examiner les éventuelles mesures à prendre.»