Rafael Nadal est en pleine préparation de la sortie de son documentaire Netflix «Rafa», qui sera diffusé le 29 mai. En quatre épisodes, le film retrace les moments forts de sa carrière ainsi que des aspects plus intimes et méconnus de son parcours. Un thème ressort particulièrement: le combat physique mené par l’Espagnol, parvenu à remporter 22 titres du Grand Chelem malgré des douleurs extrêmes et de nombreuses opérations.
«Pour moi, ce n’est pas une tragédie», explique Nadal, 39 ans, dans un entretien accordé à «As». «Il est important que les gens voient la réalité et puissent se faire leur propre opinion.» Le documentaire revient non seulement sur ses triomphes sportifs, mais aussi sur les aspects plus sombres de sa carrière, entre blessures chroniques et décisions douloureuses. «Ma vie de joueur de tennis a souvent été un combat contre mon propre corps», confie-t-il.
L’un des plus grands défis de sa carrière a été le syndrome rare de Müller-Weiss, une déformation de l’os naviculaire du pied, qui lui provoquait d’intenses douleurs depuis 2004. «À l’époque, à Estoril, j’ai dû utiliser des béquilles pour la première fois et j’ai pensé que je devais mettre un terme à ma carrière», se souvient-il.
Une opération pas exclue
Pour pouvoir continuer à jouer, une semelle spéciale a été conçue afin de modifier la pression exercée sur son articulation du pied. «Ce n’était pas une guérison, mais cela m’a permis de continuer», explique Nadal. Cette solution a toutefois eu des conséquences: «À partir de ce moment-là, d’autres problèmes physiques sont apparus». Il n’exclut pas de subir une opération après sa carrière, mais souhaite pour l’instant vivre avec des traitements réguliers et une activité physique limitée.
Le documentaire aborde également sa relation avec son oncle Toni, qui l’a entraîné jusqu’en 2016. «Toni était extrêmement exigeant parce qu’il savait que je pouvais le supporter», raconte Nadal. «Parfois, il dépassait les limites, mais j’ai toujours su qu’il le faisait pour mon bien.» Malgré des méthodes d’entraînement très dures, l'Espagnol reste profondément reconnaissant envers son oncle.
Un point qu’il regrette? «J’ai pris beaucoup plus d’anti-inflammatoires que je ne l’aurais voulu», reconnaît-il. Et d’ajouter: «Bien sûr, j’aurais préféré en prendre moins, mais l’alternative aurait été d’arrêter le tennis». Afin de surveiller son état de santé, il effectuait régulièrement des gastroscopies et des prises de sang. «Tout était sous contrôle.»