Les attentes étaient immenses autour de Marco Odermatt. Déjà, certains le voyaient dépasser Toni Sailer (Cortina, 1956) et Jean-Claude Killy (Grenoble, 1968), en devenant le premier skieur de l'histoire des Jeux à décrocher quatre médailles d'or dans une seule et même édition.
Autant dire que les plus fervents fans ont rapidement déchanté, samedi matin. Malgré quelques écharpes de son fan's club présentes au bord de la piste et le fait que le Nidwaldien a pu s'installer sur le fauteuil de leader, les espoirs ont rapidement été douchés. La faute à un jeune homme venu tout droit de l'Oberland bernois, du nom de Franjo von Allmen, désormais champion olympique.
Finalement, Marco Odermatt s'est même retrouvé pomme puisque deux Italiens, Giovanni Franzoni et Dominik Paris, sont venus s'intercaler entre les deux Suisses. «Personne ne veut de la quatrième place, souffle vainqueur de quatre gros globes après sa course. Bien sûr, elle est décevante.»
De l'incompréhension
Au-delà de la déception, il y a un peu d'incompréhension de la part de Marco Odermatt. «Je ne sais pas vraiment encore ce qu'il m'a manqué, lâche-t-il. Je me sentais bien, j'ai bien skié, dans la ligne que je voulais. Mais je n'étais tout simplement pas assez rapide.». Il faut dire qu'il a fini à sept dixièmes de Franjo von Allmen. Un monde pour le meilleur skieur du monde à l'heure actuelle.
«Il faudra peut-être changer quelque chose au niveau du matériel et il faudra se pencher là-dessus en vue du super-G», ajoute-t-il encore. Une course qui aura lieu mercredi. Mais avant cela, il y aura peut-être le combiné par équipes pour Marco Odermatt. Toujours est-il que, pour le moment, il est surtout déçu et ne veut pas trop penser à la suite.
Le combiné avec Loïc Meillard?
Si Alexis Monney a apprécié voir un autre Suisse que lui monter sur la plus haute marche du podium, ce n'est pas forcément le cas du Nidwaldien. «Non, cela ne change rien à ma déception», soupire-t-il. Au moins, cela à la mérite d'être honnête.
Ce lundi doit avoir lieu le combiné par équipe à Bormio. Pour l'instant, tout indique que Marco Odermatt soit de la partie, avec Loïc Meillard. L'or est clairement à la portée du duo, ce qui atténuerait un peu la déception du meilleur skieur du monde.