Jeremi Gerber offre une Finalissima à Fribourg
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Fribourg - Davos:Jeremi Gerber offre une Finalissima à Fribourg

Dernière à la BCF Arena
Julien Sprunger: «Je n'ai jamais entendu un Lyôba aussi puissant»

Fribourg Gottéron s'est offert un match décisif dans cette finale de National League. Julien Sprunger, buteur pour sa dernière rencontre à la BCF Arena, a vécu une soirée riche en émotions.
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Julien Sprunger a profité de cette victoire avec les fans de la BCF Arena.
Photo: Pascal Muller/freshfocus
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Quelques instants après le but décisif de Jeremi Gerber, les joueurs de Fribourg Gottéron se sont retrouvés à la ligne bleue. Dans les gradins, le public de la BCF Arena a entonné un «Ranz des Vaches» à faire trembler les murs de la patinoire des Dragons. Il faut dire que cette victoire n'était pas anodine. Fribourg Gottéron s'est offert le droit de rêver encore un peu de remporter le premier titre de son histoire.

Mais ce n'est pas tout. Julien Sprunger a disputé sa dernière rencontre sur la patinoire de tous ses exploits. Les fans ne l'ont évidemment pas oublié et l'ont rappelé durant de nombreuses minutes, si bien que son arrivée aux vestiaires a été longuement retardées.

Julien, il y aura un acte décisif dans les Grisons. Quel sentiment domine?
On peut se dire qu’on s’est offert un match 7 à Davos. Ça n’a pas été facile, c’est sûr. D’un point de vue tactique, ce n’est certainement pas notre meilleur match, mais on a laissé nos tripes sur la glace. On savait qu’on devait absolument tout faire pour prendre cette victoire. On l’a fait. C’était encore un ascenseur émotionnel, mais on a montré un caractère assez extraordinaire.

Tu dis que ce n’était pas votre meilleur match tactiquement. Qu’est-ce qui a permis de le gagner?
On a justement montré ce caractère. Même quand c’était plus compliqué, même quand on a commencé à perdre un peu notre hockey, on est restés dedans. On a tout fait pour prendre cette victoire.

Raconte-nous ton but.
C’est un goal en power-play. Ça fait longtemps qu’on attendait dans notre ligne. Ce n’est pas la meilleure des manières, mais je vois le joueur de Davos qui essaie de dégager le puck et je suis au bon endroit. Je l’arrête et j’essaie d’envoyer un slap le plus fort possible… et ça rentre. C’est un goal dont je vais me souvenir et qui a fait du bien.

Pendant le temps mort, on t’a vu parler sur le banc. Qu'as-tu dit?
C’était assez tactique. On s’est rendu compte qu’on commençait un petit peu à perdre notre hockey, à se débarrasser des pucks, à leur donner du momentum. Dans des moments comme ça, les joueurs expérimentés se doivent aussi de prendre la parole, de tirer les autres, de montrer l’exemple. J’ai essayé de le faire. L’entraîneur nous demande depuis le début de la saison de prendre des responsabilités, de s’auto-coacher aussi s’il le faut. Dans un match comme celui-là, il faut parfois les bons mots au bon moment.

Il y a aussi eu cette égalisation tardive de Davos qui aurait pu vous couper les jambes.
Oui, mais justement, ça ne nous a pas coupé les jambes. On a continué. On a encore montré du caractère.

L’ambiance semblait particulière ce mardi soir pour ton dernier match ici, à la BCF Arena. Tu l'as vécu comment?
Les heures avant le match étaient compliquées, j’étais traversé par beaucoup d’émotions. Mais une fois les patins aux pieds, j’ai réussi à me mettre dans mon match. Et le public… ça a été tellement fort. Rarement aussi intense. Les fans ont crié tout le match, ils nous ont poussés. On l’a senti.

Ce moment après le match où les fans te rappellent sur la glace a duré longtemps. Tu as voulu faire durer ces secondes?
C’est difficile de ne pas être trop émotionnel parce qu’il reste encore un match. On ne veut pas être trop dans la joie ni dans le fait de fêter cette victoire. Mais en même temps, je savais que c’étaient mes derniers instants ici. J’avais envie de profiter de chaque minute, de chaque instant, de m’imprégner de ça. C’était un joli moment de communion. J’ai voulu rester dans cet instant, simplement le vivre.

On te sent presque partagé entre retenue et envie de savourer.
Oui, exactement. Il y a encore un match à jouer, donc il faut garder la tête où elle doit être. Mais ce moment-là, je savais aussi qu’il ne reviendrait pas. C’est quelque chose qui va me manquer, donc j’ai vraiment voulu essayer d’en profiter C’était très fort. Un public autant derrière nous, qui a crié tout le match… c’était énorme. On a senti cette poussée du début à la fin. Et puis je pense que je n'ai jamais entendu un Lyôba aussi puissant après notre victoire.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
52
71
117
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
52
46
100
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
52
15
91
4
ZSC Lions
ZSC Lions
52
32
91
5
HC Lugano
HC Lugano
52
30
89
6
Lausanne HC
Lausanne HC
52
18
85
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
52
-4
81
8
EV Zoug
EV Zoug
52
-19
75
9
SC Berne
SC Berne
52
-10
68
10
EHC Bienne
EHC Bienne
52
-22
67
11
SCL Tigers
SCL Tigers
52
-7
64
12
EHC Kloten
EHC Kloten
52
-26
63
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
52
-49
59
14
HC Ajoie
HC Ajoie
52
-75
42
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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