Les principales informations à retenir:
Donald Trump a déclaré mardi 7 avril qu'il acceptait de suspendre pendant deux semaines les bombardements contre l'Iran et qu'il était prêt à un cessez-le-feu si Téhéran rouvrait «complètement» le détroit d'Ormuz, d'une importance vitale. Entre-temps, l'Iran a annoncé refermé le détroit.
Les Etats-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad.
Israël a de son côté annoncé accepter le cessez-le-feu avec l'Iran, mais pas avec le Liban, où les frappes se poursuivent.
Malgré l'annonce d'une trêve, des attaques iraniennes ont été rapportées aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, où deux personnes ont été blessées.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3636 personnes en Iran, parmi lesquelles 1701 civils, dont 254 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de près de 2300 personnes au Liban, dont 177 enfants, selon le ministère libanais de la Santé, de 101 personnes en Irak, selon des chiffres de l'AFP, de 19 civils en Israël, selon les autorités, de 4 femmes en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé, et de 13 soldats américains, selon les autorités. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait une trentaine de morts (10 aux Emirats arabes unis, 7 au Qatar, 6 au Koweït, 3 à Oman, 2 en Arabie saoudite, 2 au Bahreïn).
L'Iran réitère que le blocus naval américain constitue une violation du cessez-le-feu
L'Iran a réaffirmé dimanche que le blocus naval américain constituait «non seulement une violation du cessez-le-feu», mais également «un acte illégal et criminel», au moment où Donald Trump reprochait à Téhéran de rompre la trêve dans le détroit d'Ormuz.
«En infligeant délibérément une punition collective à la population iranienne, il équivaut à un crime de guerre et à un crime contre l'humanité», a ajouté sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Source: AFP
Trump annonce l'envoi lundi d'une délégation au Pakistan
Le président Donald Trump a annoncé dimanche qu'une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran, tout en menaçant de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec des pourparlers.
Le président américain a écrit qu'il offrait à l'Iran un «deal raisonnable» et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, «les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS!».
Source: AFP
Trump accuse l'Iran de violer le cessez-le-feu dans le détroit d'Ormuz
Donald Trump a accusé Téhéran de «violations flagrantes» du cessez-le-feu. «L'Iran a décidé hier de tirer des balles dans le détroit d'Ormuz, en violation flagrante de notre accord de cessez-le-feu!», a écrit Donald Trump sur Truth Social. Et d'ajouter: «De nombreux tirs visaient un navire français et un cargo britannique. C'était inadmissible, n'est-ce pas?»
«Laissez-moi faire demi-tour»: L'appel désespéré d'un capitaine de pétrolier
Un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux révèle comment un capitaine de tanker a supplié, samedi, les autorités iraniennes de pouvoir faire demi-tour dans le détroit d’Ormuz. Après une brève accalmie, les autorités iraniennes ont de nouveau fermé cette voie maritime stratégique, avertissant que tout navire s’en approchant serait pris pour cible.
Dans cet échange radio entre le capitaine indien et la marine iranienne, le marin semble craindre pour sa vie. «Ici le navire à moteur Sanmar Herald», annonce-t-il d’abord. «Vous m’avez autorisé à partir, mon nom figure en deuxième position sur votre liste. Ils tirent maintenant. Je fais demi-tour.»
Des sites de suivi maritime montrent que le tanker tentait de quitter le golfe Persique via le détroit d’Ormuz. Après cette confrontation, le navire a rebroussé chemin et a finalement pu quitter la zone.
La marine des Gardiens de la révolution iraniens a déclaré: «Nous avertissons qu’aucun navire, quelle que soit sa nature, ne doit quitter sa position dans le golfe Persique et le golfe d’Oman.» Elle ajoute: «Toute tentative de s’approcher du détroit d’Ormuz sera considérée comme une coopération avec l’ennemi, et le navire concerné sera pris pour cible.»
Un navire de croisière suisse traverse le détroit d'Ormuz
Plusieurs navires de croisière, bloqués dans le golfe Persique, ont franchi avec succès le détroit d'Ormuz et font route vers l'Europe. Après les Mein Schiff 4 et Mein Schiff 5 de TUI Cruises, le MSC Euribia, exploité par la compagnie maritime suisse MSC, a également réussi à passer.
Au départ, des passagers se trouvaient à bord des navires, mais ils ont ensuite été évacués. Seuls de petits équipages restèrent à bord lors de la traversée du détroit d'Ormuz.
On ignore si MSC et TUI Cruises ont versé des frais aux autorités iraniennes pour le passage. Selon MSC, le transit s'est effectué en étroite coordination avec les autorités compétentes. Des informations indiquent que le Mein Schiff 4 de TUI Cruises avait auparavant fait l'objet de menaces de la part des Gardiens de la révolution iraniens.
Israël usera de «toute sa force» au Liban malgré la trêve en cas de menace
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré dimanche que l'armée avait reçu pour instruction d'utiliser «toute sa force» au Liban, malgré le cessez-le-feu en cours, si les troupes israéliennes faisaient l'objet d'une «quelconque menace».
Lors d'un événement en Cisjordanie occupée, il a ajouté que l'armée avait également reçu l'ordre «de détruire les maisons dans les villages (en première ligne) proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes», en parlant du mouvement pro-iranien qu'Israël combat.
Source: AFP
Macron recevra mardi le Premier ministre libanais, annonce l'Elysée
Emmanuel Macron recevra mardi le Premier ministre libanais Nawaf Salam, a indiqué dimanche l'Elysée, alors que la situation reste très instable au Liban où un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur.
«Cette visite sera l'occasion pour le chef de l'Etat de rappeler son attachement au respect plein et entier du cessez-le-feu au Liban, le soutien de la France à l'intégrité territoriale du pays et aux actions entreprises par l'Etat libanais pour assurer la souveraineté pleine et entière du pays et le monopole des armes», a souligné la présidence française.
Les deux dirigeants aborderont en outre «le soutien humanitaire aux populations déplacées et la poursuite des réformes économiques et financières indispensables à la consolidation de la souveraineté du Liban, à sa reconstruction et au rétablissement de sa prospérité».
La venue de Nawaf Salam intervient également après la mort samedi d'un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah et qui a aussi fait trois blessés.
Source: AFP
La Syrie déjoue un projet d'attaque du Hezbollah depuis son territoire
Les autorités syriennes ont déjoué un projet du Hezbollah pro-iranien visant à lancer des roquettes depuis le territoire syrien, selon une source du ministère de l'Intérieur citée dimanche par l'agence officielle Sana.
«Un plan de sabotage, ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, a été déjoué (...)», a indiqué une source officielle à Sana. «La cellule envisageait de lancer des roquettes au-delà des frontières dans un objectif de déstabilisation», a-t-elle ajouté.
Source: AFP
L'Iran arrête deux étrangers accusés de coopérer avec les Etats-Unis et Israël
Les autorités iraniennes ont arrêté deux ressortissants étrangers dans le nord-ouest du pays pour importation d'équipements Starlink, technologie interdite en Iran, a annoncé dimanche le parquet, cité par l'agence Tasnim.
Les deux suspects, interpellés à Jolfa, dans la province de l'Azerbaïdjan oriental, sont impliqués dans «l'importation d'équipements d'internet par satellite (Starlink)», selon la même source. Ils font partie d'«un réseau accusé de coopération en matière de renseignement avec des groupes liés aux Etats-Unis et à Israël», précise-t-elle.
Deux Iraniens ont également été arrêtés dans cette affaire: l'un est soupçonné d'avoir «tenté de transmettre des informations à des réseaux satellitaires hostiles» et l'autre se voit reprocher des activités de renseignement.
Source: AFP
Reprise des vols internationaux depuis un aéroport iranien
Les vols internationaux depuis l'aéroport de Machhad, dans le nord-est de l'Iran, reprendront lundi, a annoncé dimanche l'organisation de l'Aviation civile du pays. «L'autorisation d'exploiter des vols internationaux de passagers à l'aéroport de Machhad a été accordée, à partir de demain», a indiqué l'autorité, citée par la télévision d'Etat.
Samedi, l'espace aérien du pays avait été partiellement rouvert et les vols internationaux pouvaient à nouveau survoler l'est du pays. Le transport aérien de passagers en Iran avait cessé au début de l'offensive israélo-américaine, le 28 février.
Source: AFP
Les propos de Trump contre le pape ne sont pas «acceptables», estime la France
Les attaques de Donald Trump contre le pape Léon XIV ne sont pas «acceptables», a estimé dimanche le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, après plusieurs critiques acerbes du président américain contre le souverain pontife.
«Je ne les comprends pas et ne crois pas qu'elles soient acceptables dans la mesure où la mission du souverain pontife, est d'appeler à la paix et la fraternité en tous lieux et en toutes circonstances», a déclaré Jean-Noël Barrot sur RadioJ.
Source: AFP
Le Liban fera «tout» pour retrouver les auteurs de l'embuscade qui a tué le Casque bleu français
La France a reçu des «assurances» du gouvernement libanais que ce dernier mettrait tout en œuvre pour arrêter les auteurs de l'embuscade contre des Casques bleus qui ont tué un soldat français samedi dans le sud du pays, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères.
«Nous avons reçu des assurances hier (samedi) que la priorité absolue serait donnée par les autorités libanaises à retrouver et arrêter les responsable de ce meurtre», a déclaré Jean-Noël Barrot sur RadioJ. «Tout laisse à penser que le Hezbollah est responsable», a insisté Jean-Noël Barrot, saluant l'engagement du président et du Premier ministre libanais à arrêter les auteurs.
Source: AFP
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est complètement paralysé.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz semble à nouveau complètement paralysé. Selon l’agence Bloomberg, la circulation des navires a quasiment cessé dimanche matin.
La veille, l’Iran est revenu sur sa décision de rouvrir cette voie stratégique et a tiré sur des navires tentant de franchir la zone. Téhéran a averti que le passage resterait interdit tant que les Etats-Unis maintiendraient leur propre blocus sur les navires quittant des ports iraniens.
D’après l’agence semi-officielle Mehr News Agency, les forces armées iraniennes décideront désormais au cas par cas quels navires peuvent circuler ou pas. Les capitaines sont contraints d’attendre leurs instructions.
Dans une allocution télévisée, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé qu'il était «impossible pour les autres de traverser le détroit d’Ormuz si nous-mêmes en sommes empêchés.»
«Pour qui se prend-il?» Le président iranien tire à boulets rouges sur Trump
Le président iranien Massoud Pezeshkian a vivement attaqué son homologue américain Donald Trump lors d’un entretien accordé à l’agence de presse iranienne ISNA, financée par des fonds gouvernementaux.
Lors d'une visite au ministère iranien des Sports, Massoud Pezeshkian a notamment dénoncé la position de Washington sur le nucléaire iranien. «Trump affirme que l’Iran n’a pas le droit d’exercer ses droits nucléaires, mais il ne répond pas à une question simple: de quel crime parle-t-il? Pour qui se prend-il pour nier les droits légitimes d’une nation?»
Le président iranien a qualifié les WEtats-Unis d’«ennemi sanguinaire et brutal». Selon lui, la stratégie de Téhéran est claire: «Nous devons gérer la situation de manière à ne pas apparaître comme des bellicistes. Nous ne faisons que nous défendre.» Des propos qui vont dans le sens de l'analyse du spécialiste en géopolitique Klemens Fischer, lequel estimait samedi que l’Iran cherche à attribuer à Washington le rôle du «méchant».
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin
L'Iran a prévenu qu'un accord de paix était encore lointain avec les Etats-Unis, à trois jours de l'expiration d'un cessez-le-feu entre les belligérants et alors que le stratégique détroit d'Ormuz reste verrouillé dimanche.
«Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat», a déclaré le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf: «nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens».
Le responsable avait participé à des pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance, qui s'étaient conclus le 12 avril par un échec.
Lors de cette rencontre, à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979, «nous avons souligné que nous n'avons absolument aucune confiance dans les Etats-Unis», a dit Mohammad Bagher Ghalibaf, qui les a exhortés à «renoncer à l'unilatéralisme et à l'esprit d'imposition dans leur approche du dialogue».
La défiance envers Washington est forte à Téhéran, cible de frappes israélo-américaines en juin 2025 puis du 28 février au 8 avril, au moment où les deux parties étaient engagées dans une série de discussions.
Source: AFP