«Si on laisse des gens concentrer les pouvoirs, ainsi que les salaires, qu’est-ce qui nous différenciera des partis de droite», s'énerve un socialiste anonyme dans les colonnes du «Temps». Encore inconnue il y a trois ans, Brenda Tuosto vient d'être élue au Conseil national lors des élections du 22 octobre, sous le fanion du PS.
Mais la géographe urbaniste de 34 ans est municipale à Yverdon-les-Bains, et ce depuis 2021. Un cumul de mandats qui contrevient aux statuts de son parti, pour ce qui est des grandes villes.
Dérogation débattue mais obtenue
Le comité directeur lui a finalement accordé une dérogation dans la soirée de mardi. Elle pourra maintenir son poste dans la deuxième plus grande ville vaudoise (29’000 habitants) jusqu'à la fin de la législation communale. Mais seulement à temps partiel, à hauteur de 60%, soit la charge de son dicastère de la mobilité, des travaux et de l'environnement.
Le vote et le débat auraient été très disputés, indique «Le Temps». La position du parti socialiste à Yverdon est délicate et la situation de la députée pourrait la fragiliser. Brenda Tuosto, elle, assure au quotidien qu'elle va «assumer» la double fonction.
La décision ne fait pas que des heureux
Elle se dit toutefois prête à revoir sa position, si la charge de travail devait s'avérer trop élevée. Elle souhaite évaluer la situation durant les deux premières sessions fédérales, avant de trancher.
Reste que l'un des membres du comité central du PSV, Stéphane Balet, a préféré démissionner de sa fonction à la suite de cette décision, soulève «Le Temps». L'élection surprenante de la jeune Yverdonnnoise au profit de profils plus expérimentés n'a, semble-t-il, pas fait que des heureux.
(Avec ATS)