Elections cantonales 2027
Le centriste Giancarlo Sergi entre dans la course au Conseil d'Etat vaudois

«Sortir de cette période plus forts qu'avant»: c'est l'objectif du président du Centre Vaud, qui veut pacifier, rassembler et tourner la page Dittli. Au-delà du Conseil d'Etat, sa candidature vise à porter toutes celles du parti pour entrer au Grand conseil.
Giancarlo Sergi avait attendu jusqu'à l'assemblée des délégués du 2 septembre avant de prendre sa décision.
Photo: Keystone
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Myret ZakiJournaliste Blick

Giancarlo Sergi se lance dans la course au Conseil d’Etat vaudois. L'information est initialement sortie dans le «Journal de Morges» ce mercredi 9 septembre.

Une décision «née des circonstances» et «non d'une ambition personnelle ancienne», écrit le président du Centre Vaud dans sa lettre de motivation, qu'a consultée Blick. «Et surtout, poursuit-il, une décision née de ma conviction qu’aujourd’hui notre parti doit pouvoir compter sur une candidature issue de ses propres rangs, capable de le rassembler, de défendre ses valeurs et de porter l’ensemble de nos listes lors des élections cantonales.»

Giancarlo Sergi avait attendu jusqu'à l'assemblée des délégués du 2 septembre avant de prendre sa décision.

Suite à la décision de Valérie Dittli de démissionner du parti pour créer son «Mouvement libéral», un appel à candidatures avait été lancé par le Centre Vaud, jusqu'au mardi 8 septembre. La conseillère nationale Isabelle Chappuis avait rapidement informé le parti qu'elle ne souhaitait pas se présenter, préférant conserver son siège à Berne.

Le parti veut renaître après la crise Dittli

Dès lors, Giancarlo Sergi a estimé qu'il était de sa responsabilité de se présenter, afin de donner une chance au parti de conserver un siège à l'exécutif vaudois, et de sortir de cette période «plus forts qu'avant». Il sera l'unique candidat du Centre Vaud.

L’ancien président du basket suisse, économiste et docteur en management, écrit aux membres que l'affaire Dittli lui a fait vivre quatre mois des plus difficiles, qui ont paradoxalement été aussi fructueux. «J’ai vécu, avec vous, une crise profonde et complexe, qui a demandé énormément d’énergie, de disponibilité, de dialogue et parfois des décisions difficiles. Dans ce contexte, j’ai essayé de garder un cap: celui de l’intérêt du parti.»

Renouer avec l'identité et les valeurs du parti

Mais cette crise, en menant le président du Centre Vaud à multiplier les contacts, lui a permis «de mesurer la formidable énergie qui existe au sein du Centre Vaud» et d'élaborer une stratégie résolue pour sortir le parti du marasme dans lequel il s'est trouvé. Son objectif, désormais, sera de mener une campagne tournée vers l'avenir et vers des solutions, plutôt que vers le passé et vers les conflits.

Le but ultime, pour le candidat, sera de «faire grandir Le Centre Vaud» et lui «redonner toute la place qu’il mérite dans la politique cantonale». Il s'agira de capitaliser sur la candidature au Conseil d'Etat afin de «créer une dynamique favorable aux candidats pour le Grand Conseil dans tous les districts du canton». Le Centre Vaud a en effet souffert jusqu'ici de ne pas avoir de groupe politique au Parlement vaudois. «Je ne souhaite pas être uniquement candidat au Conseil d’État, écrit Giancarlo Sergi. Je veux être le premier ambassadeur de toutes nos candidates et de tous nos candidats au Grand Conseil, aller à leur rencontre dans les districts, soutenir leurs campagnes et contribuer à renforcer notre présence sur l’ensemble du territoire vaudois».

Pour y arriver, Giancarlo Sergi veut miser sur une campagne axée sur «la recherche de solutions concrètes et le dialogue plutôt que les divisions». Pour faire oublier l'ère Dittli, il souhaite remettre au goût du jour les valeurs qui ont fait l'identité du Centre: «Mon expérience m’a appris qu’aucune réussite durable n’est individuelle: elle repose sur une équipe, une vision commune et la capacité à faire travailler ensemble des personnes aux sensibilités différentes.»

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