Michael Raffl sera-t-il de la partie?
Touché au visage par une canne friboureoise, Michael Raffl a dû passer par l'atelier de couture lausannois durant la rencontre. Après avoir saigné sur le banc, il a jeté l'éponge en début de troisième période. Selon les premiers éléments à notre disposition, il semblerait que la blessure soit mineure pour l'attaquant autrichien de la Vaudoise aréna. Même s'il est toujours compliqué de spéculer en play-off, il y a donc de bonnes chances qu'il soit à disposition de son entraîneur pour la rencontre de samedi à Fribourg.
Sera-t-il sur la glace pour autant? Depuis le début de ces play-off, les Lausannois ont souvent changé d'alignement. Mais Raffl et l'un des trois étrangers à n'avoir pas raté une rencontre avec Antti Suomela et Dominik Kahun. La défaite à domicile va-t-elle donner des envies de changement à Geoff Ward? Et si oui, oserait-il se passer de son hargneux leader par l'exemple? Ou se résignera-t-il à renvoyer le transparent Antti Suomela en tribunes?
Contre qui jouera la ligne de Linden Vey?
Jeudi soir, Geoff Ward a commencé par envoyer systématiquement Antti Suomela à l'engagement contre Linden Vey avant de mixer un peu ses duels de lignes pour proposer des affrontements avec tantôt Ken Jäger et tantôt Dominik Kahun. Contre les trois lignes, la première triplette fribourgeoise a paru très à son avantage, surtout à compter du deuxième tiers. Au final, Vey/Sörensen/Schmid ont plus souvent qu'à leur tour créé le danger en zone offensive et ont proposé un problème insoluble aux Lausannois.
Lars Leuenberger semble avoir compris que sa première ligne peut avoir l'emprise sur les triplettes adverses. Dès lors, contre qui va-t-il décider de l'envoyer? Sur la rencontre de jeudi, le trio Rochette/Kahun/Fuchs a été le plus à la peine défensivement. Un duel favorable pour Fribourg? Encore faut-il que Geoff Ward ne décide pas de changer quelque chose dans son alignement, bien sûr.
Fribourg en a-t-il encore sous la lame?
Neuf des douze joueurs les plus utilisés depuis le début de ces play-off portent un Dragon sur le torse. Les trois autres membres de cette liste sont lausannois. Logique puisque les deux formations romandes ont disputé sept matches en quarts de finale au contraire de Zurich et Davos. Mais les quatre joueurs ayant le plus patiné en séries sont Fribourgeois. Les vétérans Ryan Gunderson (1er, 240 minutes) et Raphael Diaz (3e, 225 minutes) sont accompagnés par les attaquants Sandro Schmid (2e, 233 minutes) et Linden Vey (4e, 221 minutes). Il faut descendre à la cinquième place pour trouver le Tchèque de Lausanne, David Sklenicka et ses 219 minutes. Fait intéressant, il a disputé une rencontre de moins que les autres et se trouve être le joueur avec le plus haut temps de jeu par match de ces séries.
Après la débauche d'énergie de jeudi soir et la double prolongation disputée, comment les organismes vont-ils réagir, surtout du côté de Fribourg? Pour mémoire, les Dragons doivent désormais composer sans Lucas Wallmark. Une blessure qui intervient après celle d'un autre leader, Jacob De La Rose. Selon «La Liberté», Nathan Marchon et Maximilian Streule ont dû passer des examens ce vendredi après avoir été touchés jeudi soir. Comment Fribourg va-t-il réagir à l'enchaîement des matches?
Le power-play lausannois va-t-il se réveiller?
Depuis le début des séries, le LHC a peiné à se montrer dangereux avec un homme de plus sur la glace. Les hommes de Geoff Ward concrétisent 13,33% de leurs périodes de supériorité numérique avec seulement quatre buts marqués. Pire, ils ont même concédé une réussite avec un homme de plus sur la glace. On est bien loin des standards d'excellence aperçus durant la saison régulière du côté de la Vaudoise aréna.
Avec un power-play qui a tourné à 27,07% d'efficacité durant les 52 matches de saison régulière, le Lausanne HC s'en est souvent sorti grâce à cet aspect de son jeu. Lorsque les supériorités numériques ne sont pas efficaces, c'est tout le LHC qui peine. Et on l'a vu jeudi soir avec six minutes à 5 contre 4 durant les prolongations pour quasi aucune action dangereuse. Dès lors on est en droit de se demander si Geoff Ward va modifier ses quintets d'avantage numérique pour la rencontre de samedi ou non?
Qui va le plus garder ses nerfs?
C'est l'apanage des play-off. Plus les séries durent et plus les émotions peuvent jouer un rôle. Les petits et grands contentieux se multiplient et savoir garder ses nerfs peut avoir une importance capitale. On l'a vu lors des prolongations, la nervosité a bien failli coûter cher à Fribourg Gottéron avec, notamment, les pénalités pour dureté excessive qui ont forcé les hommes de Lars Leuenberger à évoluer durant quatre minutes en infériorité numérique lors des périodes additionnelles. Il y a également eu la patate de Dave Sutter au visage d'Ahti Oksanen comme preuve de l'escalade qui a lieu dans cette série.
Bref, c'est un fait: l'équipe qui gardera le plus ses nerfs lors de cette série aura un avantage sur son adversaire. Depuis le début de ces play-off, Fribourg et Lausanne concèdent respectivement 4,1 et 4,4 pénalités mineures par match et passent 4,16'' et 5'33'' en infériorité numérique. Les Dragons ont d'ailleurs peiné en box play face à Berne. La suite de cette série pourrait se jouer sur la capacité à éviter le banc des pénalités de part et d'autre.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
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1 | Lausanne HC | 52 | 25 | 97 | |
2 | ZSC Lions | 52 | 35 | 93 | |
3 | SC Berne | 52 | 26 | 91 | |
4 | EV Zoug | 52 | 37 | 88 | |
5 | HC Davos | 52 | 18 | 86 | |
6 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 4 | 83 | |
7 | EHC Kloten | 52 | -15 | 79 | |
8 | SCL Tigers | 52 | 7 | 75 | |
9 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -13 | 73 | |
10 | HC Ambri-Piotta | 52 | -12 | 73 | |
11 | EHC Bienne | 52 | -3 | 71 | |
12 | Genève-Servette HC | 52 | -12 | 71 | |
13 | HC Lugano | 52 | -23 | 66 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -74 | 46 |