Julien, comment as-tu vécu cette quatrième défaite face à Lugano synonmye de barrage contre Viège?
C’est clair que c’est une grosse déception. Quand tu regardes la série, on était à une minute de mener 3-0, ce qui aurait complètement changé la dynamique. On a laissé passer cette chance, et ensuite tout s’est joué sur des détails. Mais on a eu le temps de digérer ça, de se remettre en route. Je vois que les gars sont à fond, ils bossent fort, ils sont bien préparés. Maintenant, il faut regarder devant.
Est-ce que tu ressens plus de pression autour de l’équipe qu’il y a deux ans, contre Chaux-de-Fonds au même stade de la compétition?
Franchement, pas tant. Je ne ressens pas une tension particulière autour de l’équipe. Les gens qu’on croise savent que c’était une possibilité de disputer ce barrage, surtout avec la saison qu’on a eue. Ce qu’il faut garder en tête, c’est notre progression depuis l’arrivée de Greg Ireland comme coach. L’équipe a clairement élevé son niveau. Et dans le vestiaire, je peux te dire que les gars sont prêts. Chez les coachs aussi, tout le monde est concentré.
Tu penses déjà à la suite, à ce qui pourrait arriver si ça se passe mal?
Honnêtement, je dois me concentrer sur le présent. Bien sûr que je garde un œil sur l’avenir, mais mon travail, c’est aussi de préparer l’équipe pour la saison prochaine. Et pour moi, cette saison prochaine, elle est en National League. Je ne veux pas me projeter dans une autre réalité.
Le fossé entre le bas de la National League et le haut de la Swiss League, il s’est creusé selon toi?
Sur le papier, tu peux avoir cet avis. Mais on le joue sur la glace, ce barrage. Le début de saison nous a mis des bâtons dans les roues, mais si on regarde la deuxième moitié de championnat, c’était bien meilleur. Ce n’est pas un hasard. On a trouvé une stabilité, une vraie identité de jeu.
L’absence de Turkulainen, ça a été un gros coup dur tout de même?
On ne va pas se mentir, oui. Beaucoup de gens ont parlé de l’impact de nos étrangers, et c’est vrai. C’est le cas partout. Il avait un rôle-clé chez nous. Avec lui, on aurait peut-être eu un autre visage. Mais ce serait trop facile de se cacher derrière ça. L’équipe a montré qu’elle pouvait avancer malgré les coups durs.
Le jeu à 5 contre 5, c’est là que la série contre Lugano s’est jouée?
Très probablement. Quand tu perds des matches serrés, à un but près, ça se joue souvent à 5 contre 5. Défensivement, on a été solides. Offensivement, on a eu plus de peine à faire la différence. On marque quatre buts à 5 contre 5 sur l’ensemble de la série, ce n’est pas suffisant. Il faut se créer plus de chances, prendre plus d’initiatives. Mais ce n’est pas comme si on s’était fait balayer. La série était accrochée jusqu’au bout.
Le soutien du public reste fort malgré tout. Tu le ressens?
Oui, et ça compte énormément. Depuis qu’on est montés, le public a toujours été derrière nous, même quand les résultats ne suivaient pas. Et ça, ça donne de la force aux gars. Après le dernier match, les fans sont restés, ils ont chanté… Ce sont des images fortes, ça montre qu’on est tous dans le même bateau. Et pour la série à venir, ce soutien sera encore plus important.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
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1 | Lausanne HC | 52 | 25 | 97 | |
2 | ZSC Lions | 52 | 35 | 93 | |
3 | SC Berne | 52 | 26 | 91 | |
4 | EV Zoug | 52 | 37 | 88 | |
5 | HC Davos | 52 | 18 | 86 | |
6 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 4 | 83 | |
7 | EHC Kloten | 52 | -15 | 79 | |
8 | SCL Tigers | 52 | 7 | 75 | |
9 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -13 | 73 | |
10 | HC Ambri-Piotta | 52 | -12 | 73 | |
11 | EHC Bienne | 52 | -3 | 71 | |
12 | Genève-Servette HC | 52 | -12 | 71 | |
13 | HC Lugano | 52 | -23 | 66 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -74 | 46 |