Depuis le début de saison, Genève-Servette a déjà réalisé des come-back après avoir été mené au score. À Lausanne, le premier derby lémanique de la saison a vu un autre scénario se jouer. Celui d'Aigles qui mènent de trois longueurs à moins de cinq minutes de la sirène finale et qui perdent les pédales... et le match. Au moment de l'interview, le coach, Sam Hallam, a tenté de comprendre ce qui est arrivé.
Sam, que peut-on retenir de ce match?
C'était le hockey dans ce qu'il a de meilleur et de pire. Il s'est passé énormément de choses, avec beaucoup d'émotions. On écope d'une pénalité majeure de cinq minutes en première période, puis on doit tenir deux minutes à 3 contre 5. On s'en sort. Ensuite, on livre un deuxième tiers fantastique. On entame intelligemment le troisième, on marque le cinquième but… et là, on commence à faire des choses inutiles. Lausanne réduit l'écart à 5-3 et se relance. Ils n'avaient plus rien à perdre. Il nous a manqué quelques actions mieux gérées sur la glace. Voilà, c'est comme ça.
Avant ce troisième but lausannois, votre adversaire n'avait tiré qu'environ cinq fois entre le deuxième et le troisième tiers. La défense était impeccable, puis tout s'est écroulé en quelques minutes…
Beaucoup de choses entrent en jeu. Il faut des arrêts, il faut des tirs bloqués. Mais on s'est mis nous-mêmes dans cette situation, inutilement, avec une pénalité. On avait fait un super travail en infériorité numérique toute la soirée. C'est triste de voir un puck facile rentrer et les relancer. Mais ça fait partie du jeu, c'est ainsi.
Après 55 très bonnes minutes, peut-on quand même être satisfait malgré la défaite?
Pas satisfait d'une défaite, non. Comme je l'ai dit, c'était un match à la fois génial et terrible. Mais c'est le hockey. On sait ce dont on est capables, on l'a vu ce soir. On a tenu bon pendant la pénalité de cinq minutes, on a perdu notre meilleur compteur tôt dans la partie et on a continué. Les gars n'ont jamais cessé de se battre. Ça, on le garde avec nous.
Et qu'est-ce qui doit être corrigé?
On retient quelques détails ici et là. En fin de match, on est sortis de notre système à 5 contre 6 et ça nous a coûté cher.
La pénalité majeure infligée en première période était-elle justifiée à vos yeux?
C'est une décision difficile. Jesse Pululjärvi arrive et garde son bras collé au corps. Leur joueur est très bas sur ses patins et fonce bêtement dans un gars bien plus grand que lui. Il n'y a aucune intention là-dedans, c'est totalement involontaire. Mais c'est comme ça.