Il faudra réagir mardi en Islande
La Nati s'incline logiquement face à des Bleues supérieures

L'équipe de Suisse a bien entamé sa partie de vendredi face à la France, mais a dû s'avouer vaincue (0-2), plombée notamment par une boulette de sa gardienne Elvira Herzog. La rencontre de mardi en Islande sera déterminante.
Publié: 04.04.2025 à 21:51 heures
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Dernière mise à jour: 04.04.2025 à 21:52 heures
Lia Wälti et la Suisse ont dominé le début de match avant de devoir s'avouer vaincues face à la France vendredi à Saint-Gall.
Photo: TOTO MARTI
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

11'011 spectatrices et spectateurs au Kybunpark de Saint-Gall ce vendredi soir! L'affluence a ravi l'ASF et l'ambiance, familiale et bon enfant, a été fort sympathique. Mais tout ce monde n'a pas eu la chance d'assister à une victoire face à la France dans ce troisième match de Ligue des Nations, perdu 0-2 par la Nati. Dommage, car il y avait la place pour faire mieux face à des Bleues réalistes, mais minimalistes. La Suisse ne compte donc toujours qu'un point, acquis face à l'Islande (0-0), dans cette nouvelle édition de la compétition.

Noemi Ivelj se crée la première grande occasion

La Nati a bien démarré le match, gênant considérablement une équipe de France extrêmement gênée à la relance. Smilla Vallotto et Noemi Ivelj exerçaient un pressing admirable dans les pieds des Bleues, lesquelles peinaient énormément à trouver des décalages. Et c'est justement sur l'une de ces séquences que les Suissesses se sont créées la première grande occasion de la rencontre à la 15e, la très dynamique Noemi Ivelj allant voler un ballon dans les pieds de la défense française pour s'en aller défier Pauline Peyraud-Magnin. Quel tempérament, à tout juste 18 ans! Allait-elle ouvrir le score, à la surprise générale? Il s'en est fallu de très peu, son tir étant à peine trop croisé. Dommage!

La France punit la Suisse sur sa première occasion

Et comme le football est cruel, c'est dans la foulée que les Françaises, qui n'avaient rien montré jusque-là, ont pu marquer le premier but de cette rencontre, Sandy Baltimore se trouvant au bon endroit, seule face au but vide (16e, 0-1), après une action rapide en rupture. Quelle injustice! Mais le football est ainsi fait, il pardonne rarement.

Selma Bacha frappe fort, Elvira Herzog se troue

La Suisse ne s'est pas découragée et, sous l'impulsion de son milieu de terrain, son vrai point fort malgré le match discret de sa capitaine Lia Wälti, la Nati a cherché à aller de l'avant tant et plus. Sur une combinaison bien jouée sur corner, la défenseur centrale Luana Bühler a même failli égaliser, mais son coup de tête a été bien détourné par la gardienne française Pauline Peyraud-Magnin (27e). Le but du break est lui tombé à la 43e d'une frappe lointaine sur coup-franc de Selma Bacha, qu'Elvira Herzog aurait dû sortir tant le tir était centré, même si puissant.

Elvira Herzog aurait largement dû éviter de concéder le 0-2 sur ce lointain coup-franc.
Photo: TOTO MARTI

La défenseure française avait d'ailleurs déjà trouvé la barre quelques instants plus tôt d'un joli solo et cette réussite-là ne tombait vraiment pas de nulle part, contrairement à la première. De la 30e à la 45e, les Bleues ont véritablement évolué un cran au-dessus par rapport à l'équipe de Suisse et ont montré qu'elles avaient globalement une classe supérieure sur le plan individuel. C'est bien là qu'elles ont fait la différence dans cette rencontre.

Pourquoi sortir Smilla Vallotto?

Pia Sundhage décidait de réagir dès la pause en faisant entrer Alayah Pilgrim pour la très décevante Seraina Piubel, un choix logique. Plus surprenant, la Suédoise décidait de remplacer Smilla Vallotto par Géraldine Reuteler. Il n'est évidemment pas question de mettre en cause les qualités de cette dernière, qui a largement fait ses preuves avec la Nati ou en club, mais la très combative et toujours très travailleuse Smilla Vallotto ne méritait sans doute pas de sortir aussi vite.

La deuxième période a été bien plus terne et neutre que la première, les Bleues se montrant alors minimalistes et laissant le ballon à des Suissesses trop peu dangereuses offensivement pour se créer autre chose que des débuts d'occasion. La Suisse n'a jamais réussi à enflammer le match et celui-ci est tranquillement allé à son terme, les Bleues ne voulant pas en faire plus que nécessaire, et les Suissesses n'arrivant pas à se montrer tranchantes. 0-2, score final, en toute logique. 

Il faudra réagir mardi en Islande

Malgré cette défaite, la deuxième consécutive après celle subie en Norvège, la Suisse peut encore largement terminer deuxième de son groupe. La première place est désormais promise à la France (9 points), mais tout est possible entre Norvégiennes (4 points), Islandaises (2 points) et Suissesses (1 point). Le prochain match, mardi à Reykjavík sera déterminant.

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