«Ce n'est pas toujours la meilleure équipe qui gagne», relève, forcément déçu, Oscar Correia après le quart de finale de Coupe de Suisse perdu face au FC Bâle (1-3). Impossible de donner tort à l'ailier carougeois ce mercredi. C'est en effet Etoile Carouge qui s'est montré le plus intéressant à la Fontenette, face à un FC Bâle qui aura su forcer la décision en l'espace de trois minutes alors que la fin du temps réglementaire était toute proche.
Mais si le leader de Super League a pu le faire, c'est en grande partie en raison du manque d'efficacité des Stelliens lors du premier acte notamment, alors que les occasions de but ont été légion. «L'efficacité offensive est notre point faible. Même si on marque beaucoup de buts, on n'est pas assez conquérants dans les 16 mètres adversaires et on ne marque pas assez. Aujourd'hui, on le paie, car on doit passer», souligne Signori Antonio, lequel a maintenu son équipe en vie au retour des vestiaires en remportant son duel sur penalty face à un certain Xherdan Shaqiri.
«Je savais où Shaqiri allait tirer»
«Avec l'entraîneur des gardiens, on étudie où les joueurs tirent habituellement. On avait observé sa course d'élan sur les penaltys et je savais que suivant comment il la prenait, je devais plonger de tel ou tel côté», confie le portier stellien qui est passé par le FC Bâle de janvier 2018 et à juin 2019. «J'ai retrouvé mon ancien chef média, des membres du staff, des coéquipiers,... C'est cool de les revoir. Mais une fois sur le terrain, tu n'y penses plus.»
Va-t-il les suivre jusqu'au terme de la compétition? «Je les suis sur les réseaux sociaux, rigole le portier stellien. Mais c'est vrai que j'ai toujours un attachement et que je les regarde de temps en temps. C'est dommage qu'on ne soit pas passés, mais je leur souhaite bonne chance pour la suite.»
Carouge ne perd jamais
Adrian Ursea, coach d'Etoile Carouge, a tenu à saluer la performance de son équipe. «Nous avons su faire rêver les gens durant plus de 80 minutes. Nous étions très proches, mais nous avons vu ce qui nous distancie du très haut niveau: l'efficacité et la gestion des émotions», analyse-t-il, lui aussi conscient que son équipe a sans doute laissé passer sa chance en première mi-temps. «Je dis toujours que l'énergie la plus précieuse est celle qu'il nous reste et il aurait fallu gérer ses émotions plutôt que d'attaquer à trois contre cinq, quatre contre cinq,... Ce ne sont pas des situations lors desquelles il faut attaquer, il faut poser le pied sur le ballon. C'est un des enseignements à tirer.»
L'issue de cette rencontre ne restera toutefois pas comme une déception pour le technicien roumain. «Comme je l'ai dit aux joueurs, je ne pense pas que nous avons perdu. Soit on gagne, soit on apprend quelque chose. Nous sommes dans une phase de construction du club et ce match va nous servir énormément pour la suite. Ce sont des jalons qui sont posés, comme c’était déjà le cas avec le match de Coupe face à Sion l'année dernière.»
«Je crains ce match face à Vaduz»
«Je suis très fier, car on a vu un Carouge très courageux, qui n'a pas renié ses idées de jeu. C'est la voie à suivre car c'est ce qui va faire grandir le club. De ce point de vue, l'objectif est atteint», ajoute Adrian Ursea, lequel devra sans doute remonter ses joueurs avant la venue de Vaduz dimanche déjà (16h30). «Je crains ce match, car il y a toujours une grosse décompression après un match de Coupe durant lequel tu es passé proche d'un exploit.»
Ce d'autant plus que Carouge, troisième et qui reste sur deux nuls en championnat, devra l'emporter face à Vaduz, quatrième, s'il entend rester au contact des deux premières places du classement.