Incendie, sangliers, arrêt
Chaos dans le TGV Paris-Zurich: «C'était le voyage le plus fou de ma vie»

Trois pannes au cours d'un même trajet: un Zurichois a vécu une véritable odyssée en train lors de son retour de Paris. Il n'est arrivé chez lui qu'avec un retard considérable. En Uber.
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A son arrivée à Bâle, l'avant du TGV porte encore les traces de sa collision avec des sangliers.
Photo: Leserbild
Guido Felder

«C'était le voyage en train le plus fou de ma vie», raconte Arno*, 28 ans et originaire de Zurich. Après avoir passé le week-end à Paris avec des collègues, cet architecte logiciel espérait rentrer chez lui tranquillement mardi soir. Le plan était on ne peut plus simple: départ à 18h22 de la Gare de Lyon, arrivée prévue à Zurich à 22h48. Le jeune homme ne se doutait alors pas un instant que le TGV allait atteindre sa destination avec un retard considérable.

Après une heure et demie de trajet, le train s’est immobilisé une première fois à hauteur de Plombières-lès-Dijon. En cause, deux importants feux de brousse le long des voies. Selon les médias locaux, les flammes ont ravagé environ dix hectares de terrain, nécessitant la mobilisation de près de 120 sapeurs-pompiers. Une origine criminelle est privilégiée à ce stade.

D'après le portail d'information dijon-actualites.fr, ces incendies ont lourdement perturbé le trafic ferroviaire autour de Dijon, entraînant des retards pouvant aller jusqu'à trois heures. De son côté, TGV Lyria a simplement fait état sur son site Internet d'un «temps de parcours rallongé».

Collision avec des sangliers

Mais pour Arno, les galères ne faisaient que commencer. A peine le convoi s'était-il remis en marche qu'un freinage d'urgence a subitement secoué tous les wagons. «Nous avons percuté des sangliers à pleine vitesse», raconte le jeune Suisse. Résultat: une nouvelle halte à rallonge, afin cette fois de contrôler l'intégrité de la rame et d'éventuels dégâts.

Comme si cela ne suffisait pas, et alors que le train circulait déjà avec près de trois heures de retard, le convoi s'est à nouveau immobilisé peu avant Bâle, cette fois-ci pour de bon. «D'après les annonces faites à bord, il y avait un dégât à la voie», poursuit Arno. Forcément, l'atmosphère à bord est devenue encore plus tendue, la plupart des passagers ayant dû faire une croix sur leurs correspondances.

Les CFF ont néanmoins fait preuve de flexibilité en prenant en charge les frais de transport individuel. Arno a ainsi pu regagner Zurich en commandant un Uber, dont la facture de 130 francs suisses a été transmise aux CFF.

C'est finalement dans la nuit, à 2h30 du matin ce mercredi, qu'il a pu regagner son domicile, exténué. Son bilan de cette épopée? «Tout simplement insensé... Trois incidents totalement indépendants au cours du même et unique voyage.»

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