Méduses puantes et poissons toxiques
Les dangers de l'été dans les eaux de la Méditerranée

Des méduses de Majorque aux poissons venimeux, l’été peut réserver de mauvaises surprises. Voici les différents dangers auxquels on s’expose lors de nos vacances et comment réagir en cas de problème.
Publié: 02.04.2025 à 10:03 heures
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Dernière mise à jour: 02.04.2025 à 11:14 heures
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Il a l'air inoffensif, mais il ne l'est pas: le poisson-globe à tête de lapin.
Photo: DR
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Denis Molnar

En Suisse, la saison de ski bat son plein et certaines stations ne mettront un terme à leurs activités que début mai. Toutefois, pour certains, l’appel de la chaleur et du sable fin est irrésistible. Mais prudence: les vacances d’été peuvent se transformer en souvenir malodorant, voir douloureux.

Des milliers de méduses

Des images provenant du nord de Majorque donnent un avant-goût de ce qui pourrait vous attendre sur les plages cette année. Des milliers de méduses mortes bordent actuellement la plage de Port de Sóller et presque toutes les criques sont entièrement recouvertes d’un tapis bleu. Bien qu’inoffensives, leurs carcasses peuvent propager une odeur fétide; à cela s’ajoute les nuées d’insectes qu’elles attirent. Selon les experts, une telle quantité de méduses au printemps est liée au changement climatique.

Le poisson-globe à tête de lièvre

Sous ses airs inoffensifs, le poisson-globe à tête de lièvre – pouvant peser jusqu’à sept kilos – est pourtant extrêmement dangereux. Vivant autrefois en mer Rouge, le Lagocephalus Sceleratus s’est propagé dans la Méditerranée via le canal de Suez et se retrouve aujourd’hui jusqu’en mer Adriatique. Il a été aperçu pour la première fois dans la mer Égée en 2003. Les chercheurs de l’université de Pula, en Croatie, considèrent que sa nature invasive constitue une menace directe pour l’environnement et le tourisme.

La vive

Muni d’une épine dorsale empoisonnée, elle s’enfonce dans le sable et est ainsi à peine visible. C’est un des animaux les plus toxiques d’Europe et sa piqûre provoque des douleurs aiguës, de l’engourdissement, des rougeurs et un gonflement. Dans le pire des cas, un choc allergique et un arrêt cardiaque peuvent s'ensuivre.

Il est préférable de porter des chaussures appropriées pour se baigner dans les eaux peu profondes ou sur les promenades dans les marais de la côte nord de l’Allemagne. Si l’on se fait piquer malgré tout, la première chose à faire après avoir retiré le dard est de chauffer la zone de la piqure – 45 à 50 degrés – avec, par exemple, un sèche-cheveux. Cela aura pour effet de détruire les molécules de poison. La zone de la piqure doit également être nettoyé avec de l’eau claire, comme le recommande la caisse d’assurance maladie allemande AOK. Dans tous les cas, il faut consulter un médecin le plus rapidement possible.

La méduse lumineuse

«Particulièrement douloureux» – c’est ainsi que le magazine médical «Deutsche Ärzteblatt» décrit le contact avec la méduse lumineuse, originaire de Méditerranée. Elle provoque chez l’homme de fortes brûlures. Les plaies qu’elle laisse guérissent lentement et forment des cicatrices. Comme le dit Tomas Jelinek, directeur scientifique du Centre de médecine de voyage à Düsseldorf, il faut « immédiatement sortir de l’eau et ne pas frotter la peau blessée avec les mains», car des capsules urticaires non éclatées se trouvent encore sous la peau et doivent être enlevées sans les détruire. Pour le rinçage, utilisez de l’eau salée ou du vinaigre – pas d’alcool ni d’eau douce. Les analgésiques sont également utiles.

Les oursins

Très peu d’espèces sont toxiques, mais leurs épines peuvent dépasser les 30 centimètres de long et se détachent facilement. Si l’on marche dessus, rougeurs, gonflements et douleurs sont à prévoir. Les blessures qu’elles provoquent peuvent également nécessiter l’intervention d’un médecin. Encore une fois, le port de chaussures appropriées est conseillé.

Il existe bien d’autres espèces animales et végétales qui peuvent gâcher vos vacances. L’année dernière, un tapis d’algues, également appelé «muguet marin», s’est répandu sur les côtes italiennes et croates. Ces dernières sont inoffensives mais un contact avec la peau reste désagréable.

Et quand ce n’est pas les méduses, les oursins ou les poissons-globes qui gâchent vos vacances, ce sont les voleurs particulièrement audacieux: à Majorque, une touriste s’est récemment fait dérober son collier estimé à 10'000 CHF.

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