Il a été hospitalisé
«Léger malaise» du nouveau Premier ministre haïtien

Garry Conille qui a été nommé Premier ministre lundi passé suite à la démission d'Ariel Henry, a été hospitalisé à cause d'un «léger malaise», selon son bureau de communication. Sa situation reste stable.
Publié: 09.06.2024 à 11:07 heures
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Dernière mise à jour: 09.06.2024 à 11:08 heures
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Le premier ministre haïtien Garry Conille le 3 juin 2024.
Photo: DUKAS

Le nouveau Premier ministre d'Haïti, Garry Conille, a été hospitalisé, a annoncé son bureau de communication samedi, mentionnant «un léger malaise». Une source gouvernementale avait auparavant parlé de «crise d'asthme».

«Suite à une semaine d'activités intenses», Garry Conille «a eu un léger malaise» samedi après-midi «et s'est rendu à l'hôpital pour recevoir des soins», a relaté le bureau de communication samedi soir sur le réseau social X. «Sa situation est stable pour l'instant.»

Une source au sein du gouvernement, qui a requis l'anonymat, avait indiqué plus tôt à l'AFP que le chef du gouvernement avait «fait une crise d'asthme», ajoutant qu'il était possible que le Premier ministre haïtien soit évacué vers l'étranger pour y être soigné.

Garry Conille, 58 ans, a été nommé Premier ministre la semaine dernière par le conseil présidentiel de transition d'Haïti à la suite de la démission en mars de l'ancien chef du gouvernement Ariel Henry face à une flambée de violence des gangs dans le pays. Il a prêté serment lundi.

Médecin de profession, Garry Conille avait déjà été à la tête du gouvernement haïtien pendant six mois entre 2011 et 2022. Il exerçait jusqu'à récemment en tant que directeur régional pour le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Contexte de crises multiples

Avant son urgence médicale samedi, le Premier ministre haïtien avait visité l'aéroport international de la capitale Port-au-Prince, louant les efforts des forces de sécurité ayant permis la reprise des vols après plus de trois mois d'interruption due aux violences.

À la fin février, des gangs ont lancé des attaques coordonnées contre des sites stratégiques à Port-au-Prince, disant vouloir renverser Ariel Henry. La capitale est à 80% aux mains des bandes criminelles, accusées de nombreuses exactions, en particulier de meurtres, viols, pillages et d'enlèvements contre rançon.

La population est également confrontée à une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres produits de base.

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