Jugé pour agressions sexuelles
Le parquet requiert 18 mois de prison avec sursis contre Depardieu

Une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de trois ans a été requise jeudi à l'encontre de Gérard Depardieu, jugé à Paris pour des agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film «Les Volets verts» en 2021.
Publié: 27.03.2025 à 14:24 heures
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Dernière mise à jour: 27.03.2025 à 20:00 heures
Le parquet requiert 18 mois de prison avec sursis contre l'acteur français.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de trois ans a été requise jeudi à l'encontre de Gérard Depardieu, jugé à Paris pour des agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film «Les Volets verts» en 2021.

Le procureur a également demandé une amende de 20'000 euros, l'indemnisation des parties civiles, une obligation de soins psychologiques, une peine d'inéligibilité de deux ans et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. L'audience doit se poursuivre avec les plaidoiries de la défense. Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 13 mai.

Relation de pouvoir

Dans son réquisitoire, Laurent Guy a rappelé que les victimes étaient «des femmes en situation d'infériorité sociale et en décalage par rapport à la célébrité de l'agresseur sur le tournage, qui de plus jouit d'une notoriété, d'une aura et d'un statut monumental dans le cinéma français». Il a également mentionné les différents scénarios proposés par Gérard Depardieu pendant l'enquête et le procès. «Il n'y a aucun changement de version (...), ce n'est que mensonge», a réagi devant la presse l'avocat de l'acteur, Me Jérémie Assous, fustigeant un réquisitoire au cours duquel il a lui-même été critiqué pour ses propos hostiles envers les parties civiles.

Gérard Depardieu n'a pas réagi. Mais quelques minutes plus tôt, il avait déclaré devant la caméra de l'AFP être «fatigué». Côté parties civiles, ce «réquisitoire a fait la démonstration de la culpabilité» de Gérard Depardieu, selon Me Carine Durrieu Diebolt, avocate d'une des plaignantes.

Amélie, 54 ans, décoratrice de cinéma, a raconté avoir été «coincée entre les jambes de Gérard Depardieu» qui lui a «malaxé les fesses et les seins» en proférant des propos à caractère sexuel. Sarah (prénom modifié), 34 ans et troisième assistante réalisatrice sur le tournage, a indiqué que l'acteur lui avait posé une main sur une fesse et qu'il avait recommencé sur ses seins.

Monstre sacré du cinéma français, mondialement connu, Gérard Depardieu est par ailleurs mis en examen pour «viols» et «agressions sexuelles» depuis le 16 décembre 2020. L'audience doit se poursuivre avec les plaidoiries de la défense.

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